La sensibilisation est essentielle pour identifier les cas de cardiopathie congénitale – Jornal da USP

Selon Estela Azeka, il est nécessaire que la femme enceinte subisse tous les examens prénataux pour évaluer d’éventuelles malformations cardiaques chez le fœtus.

L’un des principaux examens nécessaires pour les femmes enceintes est l’échographie morphologique, car elle permet d’identifier les malformations congénitales – Photo : Cardiologie pédiatrique via Wikimedia Commons/CC BY 4.0

Les malformations cardiaques congénitales peuvent être classées comme un ensemble de malformations de la structure ou de la fonction du cœur qui ont leur origine dans le développement du fœtus. Selon le ministère de la Santé (MS), environ 30 000 enfants naissent avec ce problème au Brésil et environ 40 % d’entre eux auront besoin d’une intervention chirurgicale au cours de la première année de vie.

La discussion sur le thème est essentielle, car il s’agit de la troisième cause de décès néonatal dans le pays, ce qui le configure comme un problème de santé publique. Le docteur Estela Azeka, de l’unité de cardiologie pédiatrique et des maladies cardiaques congénitales de l’adulte de l’InCor (Instituto do Coração) de l’Hospital das Clínicas, Faculté de médecine, USP, explique que la discussion sur le sujet doit être évaluée à partir de la période de grossesse.

Scénario actuel

Estela Azeka – Photo : Gouvernement de l’État de São Paulo

Elle explique qu’il faut, en premier lieu, que la femme enceinte réalise tous les examens prénataux pour l’évaluation d’éventuelles malformations cardiaques du fœtus. Ainsi, avec l’identification préalable du problème, elle peut être transférée dans un centre de référence et recevoir une assistance spécialisée.

Dans de nombreux cas, une chirurgie cardiaque précoce est essentielle pour garantir la santé du bébé, c’est pourquoi Estela explique que « les médecins dépendent du diagnostic pour effectuer certaines procédures, et pour cette raison, le 12 juin est la Journée de sensibilisation aux maladies cardiaques congénitales ».

L’un des principaux examens nécessaires à la femme enceinte est l’échographie morphologique, car elle permet d’identifier les malformations congénitales, en particulier au cours du premier trimestre de la grossesse. Si la femme enceinte a déjà des antécédents d’enfants atteints de cardiopathie congénitale, un dépistage est effectué et un échocardiogramme fœtal est important.

Après la naissance, il y a le petit test cardiaque, qui peut être pratiqué sur tous les enfants ; si quelque chose de particulier est observé, l’enfant peut être dirigé vers un centre de référence où il sera traité. Dans les cas où une intervention chirurgicale est nécessaire, il est courant de la classer comme une chirurgie de correction, en plus de cela, un traitement médical constant est fourni.

Qualité de vie

Après les premières procédures médicales, il est important de souligner que cet enfant aura besoin d’une surveillance cardiaque pour le reste de sa vie, mais il est possible que le patient continue avec une qualité de vie relativement normale. « Vous corrigez la maladie cardiaque, mais le patient peut avoir d’autres changements, appelés comorbidités, il peut donc souffrir d’hypertension, d’arythmie, d’insuffisance cardiaque, entre autres », ajoute le médecin.

Malgré les conséquences, le patient parvient toujours à avoir une qualité de vie élevée, étant nécessaire de prendre quelques précautions. Pour comprendre la problématique, il est essentiel d’améliorer l’accès à l’information et d’inciter les femmes à se soumettre aux soins prénataux. « Je crois que la divulgation médiatique dans cette situation est très importante, car elle sert aussi à l’éducation », renforce Estela.

Enfin, il est à noter qu’avec la présence de tests, il est possible de détecter les comorbidités nécessitant un traitement, si un suivi médical est effectué régulièrement. Le spécialiste termine en soulignant que « heureusement, nous avons eu une progression exponentielle », et il est intéressant de noter que la survie a augmenté ces dernières décennies, ainsi que le nombre de traitements possibles.


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