Le Venezuela

La Terre nous parle – Dernières News

Lors de la conférence mondiale sur le climat -COP26-, qui s’est tenue le mois dernier, de jeunes militants de différentes nations ont eu la parole pendant quelques minutes. Du Brésil est venu Txai Suruí, un indigène d’Amazonie, qui a signalé les signes du problème qui sont déjà évidents dans sa région. Elle a déclaré: «Aujourd’hui, le temps devient plus chaud. Les animaux disparaissent. Les rivières meurent. Et nos plantes ne fleurissent plus comme avant. La Terre parle. Il nous dit qu’on n’a plus le temps ! ». Il a exhorté les dirigeants mondiaux à emprunter une voie plus rapide, afin de réduire les émissions de gaz qui altèrent le climat. Il a ajouté : « Ce n’est pas en 2030 ou 2050, c’est maintenant ! » De son côté, la Kenyane Elizabeth Wathuti a indiqué qu’il y a déjà quelque deux millions de personnes dans son pays qui souffrent de la faim à cause des sécheresses causées par le changement climatique. Il a exprimé que cela lui brisait le cœur de vérifier que ce sont précisément les personnes qui ont le moins contribué à cette crise qui souffrent le plus de ses conséquences. Il a ajouté qu’il fallait faire plus.

Ses propos ont peut-être même été applaudis par les dirigeants politiques et économiques de près de 200 pays présents mais, au final, les résultats de cette conférence ont été en deçà des attentes et, surtout, de ce qui est nécessaire. Un accord a été conclu sur la réduction de l’utilisation des subventions au charbon et aux combustibles fossiles. Toujours en rapport avec la réduction des émissions de méthane, un gaz à fort effet de serre. L’importance d’offrir un soutien financier accru aux pays « en développement » pour lutter contre le changement climatique et ses conséquences a été réaffirmée. Mais aucun engagement concret de poids n’a été atteint. Le document final invite les gouvernements à revenir l’année prochaine avec des plans plus fermes pour mettre fin aux émissions nocives. Il exhorte également les pays riches à « au moins doubler » les financements pour protéger les pays les plus vulnérables des risques posés par les températures élevées. Mais cela ne va pas jusqu’à préciser combien d’émissions chaque pays devrait réduire au cours de la prochaine décennie et à quelle vitesse.

Nous devons écouter la Terre et agir avec détermination, afin d’éviter une catastrophe dans quelques années. Ici, au Venezuela, nous devons nous impliquer davantage. Par exemple, nos forêts sont essentielles. Les protégeons-nous suffisamment ?
@AuroraLacueva

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