L’accord de partenariat stratégique et de coopération entre la Russie et le Venezuela est entré en vigueur mercredi après sa promulgation par les deux présidents, comme le rapporte aujourd’hui le portail d’information juridique de l’État russe.
Les deux chambres du Parlement russe ont exhorté cette semaine la communauté internationale à condamner les « actions provocatrices des États-Unis » contre le Venezuela.
Le président russe Vladimir Poutine a promulgué la loi ratifiant l’accord le 27 octobre, tandis que son homologue vénézuélien Nicolás Maduro l’a fait le 7 du même mois.
L’accord élargit l’interaction entre les deux pays dans les domaines politique et économique, notamment l’énergie, les mines, les transports et les communications, ainsi que la sécurité et la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme.
Bien que ses clauses soient inconnues, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a démenti mardi les informations faisant état d’une demande d’aide militaire du Venezuela à Moscou en raison de l’escalade des tensions avec les États-Unis.
« Non, nous n’avons reçu aucune demande », a-t-il déclaré, ajoutant que la Russie « est prête à respecter pleinement les obligations réciproques inscrites dans l’accord avec nos amis vénézuéliens ».
Par ailleurs, le dirigeant vénézuélien a déclaré il y a une semaine que son pays et la Russie « avancent » dans une coopération militaire qu’il a qualifiée de « sereine et très bénéfique » et qui – a-t-il assuré – « se poursuivra ».
Après avoir été interrogé sur les contacts entre Caracas et Moscou dans le contexte des « menaces » des États-Unis contre ce pays d’Amérique latine, Maduro a déclaré que son gouvernement était « en communication quotidienne et permanente » avec la Russie sur « de nombreuses questions en développement », notamment militaire.
Selon les médias internationaux, le gouvernement Maduro avait demandé l’aide de la Russie pour renforcer les défenses aériennes du pays, notamment 14 unités de missiles, la modernisation de plusieurs avions Su-30MK2 et des radars.
Le Conseil de la Fédération ou Sénat de Russie a appelé aujourd’hui les parlements du monde entier à condamner les menaces des États-Unis de recourir à la force contre le Venezuela et à s’exprimer en faveur de la préservation de la paix dans la région de l’Amérique latine et du bassin des Caraïbes.
Hier, la Douma d’État ou Chambre des députés a approuvé un appel lancé à la communauté internationale pour « condamner fermement le renforcement de la présence militaire américaine dans la partie sud de la mer des Caraïbes, près des eaux territoriales du Venezuela, sous prétexte de lutte contre le trafic de drogue ».
Il a averti que le Venezuela « se trouve dans une situation de grande difficulté et lutte pour sa propre souveraineté » et a dénoncé les tentatives « d’imposer un gouvernement fantoche » depuis l’étranger.
Il a également appelé les États-Unis « à s’abstenir de toute escalade et à contribuer à la recherche de solutions aux problèmes du crime organisé et du trafic transfrontalier de drogue par la coopération et le dialogue entre les pays ».