Lavrov accuse l’Europe et l’OTAN de préparer une guerre contre la Russie

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a déclaré mardi que les dirigeants européens envisageaient une guerre contre la Russie et utilisaient l’Ukraine comme un outil de choc.

Lors de son évaluation diplomatique annuelle, Lavrov a assuré que le comportement de personnalités telles qu’Ursula von der Leyen et Emmanuel Macron démontre que l’Occident ne cache plus son intention d’infliger une « défaite stratégique » à Moscou.

​Le chef de la diplomatie russe a rejeté le prétendu isolement de son pays. Il a rappelé que la participation étrangère massive aux célébrations de la Grande Guerre patriotique en 2025 prouve que la stratégie d’encerclement du Kremlin a échoué. « Nous remercions ceux qui ont envoyé des délégations et validé notre souveraineté », a-t-il souligné.

​Concernant la crise en Ukraine, le ministre a réitéré que la Russie combat un « régime nazi » qui tente d’exterminer la culture et la langue russes.

En outre, il a décrit l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) comme une institution discréditée qui « a touché le fond » en devenant un instrument de pression occidentale, tout en précisant que Moscou restera dans l’organisation pour soutenir les nations faisant preuve de « bon sens » comme la Hongrie et la Slovaquie.

La chancelière a exclu toute intention de la Russie ou de la Chine de conquérir le Groenland et a qualifié ces rumeurs d’inventions infondées de Washington.

Il a assuré que la Russie n’était pas intéressée par ce territoire, même si le Kremlin observe attentivement l’évolution de la situation géopolitique dans la région pour tirer ses propres conclusions à mesure que le conflit évolue.

Il a condamné la grossière invasion américaine du Venezuela

Enfin, Lavrov a condamné la politique étrangère américaine et a cité la « grossière invasion armée » contre le Venezuela comme l’exemple ultime de l’arbitraire de Washington.

Selon la chancelière, l’enlèvement du président Nicolas Maduro et le nombre de victimes dans ce pays montrent un système global où le plus fort tente d’imposer sa raison, un modèle que la Russie rejettera toujours fermement et catégoriquement.