Le candidat de gauche du Pérou promet de rétablir les relations avec le Mexique et la Colombie

Le candidat présidentiel d’Ensemble pour le Pérou, Roberto Sánchez, a clôturé sa campagne à Lima avec un message fort sur l’avenir de la nation, axé sur le rétablissement de l’équilibre des pouvoirs et la consolidation d’une souveraineté effective pour le peuple péruvien.

Devant une foule rassemblée sur l’Avenida de la Peruanidad, Sánchez a annoncé que son administration donnerait la priorité à une politique de fraternité et de respect mutuel, prenant ses distances avec les ruptures diplomatiques qui ont isolé le pays de ses alliés régionaux.

Le porte-drapeau de gauche, qui s’appuie sur l’héritage de l’ancien président Pedro Castillo, a dénoncé le fait que la récente politique étrangère a été gérée avec des critères d’exclusion qui ont fracturé les relations avec les pays frères.

Sánchez s’est engagé à rétablir ces liens, en partant du principe que l’intégration régionale est un pilier indispensable au développement économique et à la dignité nationale, en rejetant les positions d’isolement qui ont caractérisé les secteurs opposés.

Le rejet du modèle d’exclusion de Keiko Fujimori

Au cours de son discours, Sánchez a affronté directement son rival, Keiko Fujimori, qu’il a désigné comme le principal responsable de l’effondrement de la démocratie et de l’instabilité institutionnelle.

Le candidat a souligné que même si son projet cherche à construire une « nation avec souveraineté pour tous les Péruviens », la proposition Fujimori représente la continuité d’un modèle de corruption et d’impunité qui a détourné les institutions au profit de quelques-uns.

« A bas le fujimorisme, à bas la corruption, parce que nous allons savoir comment le vaincre, nous sommes peut-être pauvres mais nous ne sommes pas corrompus », s’est-il exclamé à ses militants, tout en dénonçant les deux poids, deux mesures de la Fuerza Popular. Selon Sánchez, le récit de « l’ordre » que Fujimori entend vendre est une façade pour un bilan législatif orienté vers la création de lois qui favorisent les intérêts privés et perpétuent les inégalités, contrastant avec le besoin urgent de justice sociale exigée par les citoyens.

Récupérer la démocratie comme base du progrès

Pour Sánchez, la reconstruction du pays doit commencer par rendre le pouvoir au peuple, en surmontant le cycle de chaos généré par les majorités parlementaires Fujimori depuis 2016.

Le candidat a insisté sur le fait que le mépris des institutions et la rupture des relations avec les nations alliées ont placé le Pérou dans une position de vulnérabilité.

Dans ce contexte, Sánchez a proposé un référendum comme outil pour légitimer une nation souveraine. Son discours a souligné que la dignité des travailleurs et l’accès à des conditions de vie équitables sont impossibles dans un pays où la démocratie est érodée par des intérêts particuliers, réitérant que son administration se concentrera sur la guérison des blessures diplomatiques et sur le retour du Pérou à sa place dans la communauté internationale.