Le cœur de l’Iran (22)

Il y a plus de 30 ans, alors que nous visitions Maracaibo pour étudier, un soir, ils nous ont emmenés à une réception où nous pouvions observer l’éclair de Catatumbo, et le courant a été coupé. Un spectacle d’images mémorable.

Il y a des images qui agissent comme des éclairs dans la nuit noire : elles éclairent le paysage réel et dissipent les ombres de l’incompréhension. Entre le 13 et le 25 juin 2025, j’ai été témoin et choqué par l’une de ces images et j’espère que des millions de personnes l’ont vue dans les médias.
Une nuit, j’ai vu une jeune Iranienne assise. Elle ne portait pas le hijab. Quelle bravoure ! Ses cheveux flottaient au vent, exposés. Peut-être que la Patrouille d’orientation (Gasht-e Ershad) lui appliquerait la loi et, pour les plus radicaux, elle serait une traîtresse, une agente de l’Occident, une femme sans honte.

Mais ensuite, la jeune femme a pris la parole. Il n’a pas demandé de visa pour l’Europe, ni cité les philosophes français, ni renoncé à sa terre. Au contraire. Il a offert sa vie, son sang et son souffle pour lutter contre le sionisme et les gringos pour défendre l’Iran.

Ce moment a été un tremblement de terre conceptuel. En quelques secondes, cette jeune femme a brisé le mensonge du patriarcat moderne : l’idée selon laquelle la « vertu » d’une femme réside dans ses vêtements et sa « loyauté » se mesure à sa soumission.

Il nous a donné une leçon de dignité irréfutable. Il nous a montré que l’amour pour la Patrie, pour la Patrie et la liberté individuelle, le libre arbitre, ne sont pas des ennemis ; Ils sont inséparables. Il nous a dit, sans paroles, que tête nue ne signifie pas un esprit colonisé, ni un traître, mais un esprit libre prêt à défendre sa terre par conviction et non par imposition.

Cette jeune femme incarne la troisième motivation pour laquelle j’ai commencé la série « Le cœur de l’Iran ». Elle a brisé le piège binaire. L’Occident ne peut pas l’utiliser comme une « victime passive » car elle est une femme insurgée, une guerrière souveraine. Et le dogme ne peut pas l’attaquer comme une « ennemie » parce qu’elle est une patriote prête au sacrifice.

C’est là que réside le grand nœud que l’Iran doit dénouer à ses racines pour survivre : comprendre que l’imposition brise ce que la conviction unit. Elle est la preuve que la dignité a une appellation d’origine perso-islamique. Si vous ne lisez pas ces courants de jeunesse avec la sagesse tolérante du Shahnama, la fissure intérieure sera la porte pour ceux qui, de l’extérieur, cherchent par tous les moyens à briser votre unité et votre identité.