Plus de 1 400 historiens et écrivains ont participé au XVIe Congrès national d’histoire et au troisième Congrès international d’histoire, qui ont eu lieu dans l’État de La Guaira.
Dans une déclaration commune, les historiens ont rejeté les actions interventionnistes promues par les forces hégémoniques, contre les États souverains.
«Nous rejetons l’ingérence étrangère et demandons le respect de la non-intervention de notre nation et de toutes les nations du monde. Nous exigeons l’union civique et militaire dans la lutte pour l’indépendance », a déclaré l’historienne Dulce Marrufo, chargée de lire la déclaration conjointe du Congrès.
Lors de la cérémonie de clôture du XVIe Congrès national d’histoire et du IIIe Congrès international d’histoire, présidés par le président Nicolás Maduro, les historiens se sont engagés dans la défense de la Révolution bolivarienne en tant que projet politique.
« Nous nous engageons à maintenir et à préserver la mémoire historique. Nous nous engageons à défendre la révolution bolivarienne en tant que projet politique », précise le document final.
À cet égard, l’historien a souligné l’activité, antérieure aux actes commémoratifs des 11, 12 et 13 avril, dates historiques pour la population vénézuélienne.
« Le 13 avril, où le peuple a su restaurer le processus, nous l’appelons la commémoration de la victoire populaire », a-t-il souligné.
Face à cette situation, et dans le cadre du 3R.net, le réseau d’historiens propose « l’élaboration d’un programme global dans le domaine de l’histoire ».
Cette action vise le sauvetage de la mémoire collective et de la conscience historique dans tout le système éducatif national, à travers des changements dans les programmes enseignés dans les écoles.
Cette mesure, l’histoire détaillée, devrait être faite avec les élèves, les enseignants et les professeurs des écoles à tous les niveaux d’enseignement.
De même, la relance du programme « Le peuple crée son histoire » est proposée, ainsi que la création d’un Collège axé sur la formation des historiens.
Rappelons que ce Congrès a été organisé par le Réseau Histoire, Mémoire et Patrimoine, le Centre d’Études Simón Bolívar, les Archives Générales de la Nation, le Centre d’Histoire Nationale et le Gouvernement de l’État de La Guaira.
Il s’inscrit dans la commémoration de deux dates importantes pour le Venezuela : le 30e anniversaire de la rébellion du 4 février 1992 et le 20e anniversaire du coup d’État du 11 avril 2002.
En ce sens, le président Nicolás Maduro a souligné qu’un congrès d’histoire doit être ouvert au peuple, un centre de lumières qui se propage.
De même, Maduro a indiqué que tout ce qui s’est passé lors de ce Congrès d’histoire doit avoir un impact sur le système éducatif vénézuélien, tout en soulignant la nécessité d’affiner le caractère décolonisateur des salles de classe à travers le pays.
Le chef de l’État a appelé à redoubler d’efforts pour diffuser l’histoire vénézuélienne, son concept insurrectionnel et décolonisateur dans tous les réseaux sociaux.