Le Brésil

Le CPI veut des éclaircissements de Queiroga sur la troisième dose de vaccins

São Paulo – Le CPI de Covid a approuvé, mardi (17), une demande du sénateur Randolfe Rodrigues (Rede-AP) de demander au ministre de la Santé, Marcelo Queiroga, des informations sur la planification et l’achat de vaccins pour une éventuelle troisième dose contre le covid- 19. La vaccination, accompagnée de mesures sanitaires préventives, est nécessaire pour augmenter l’efficacité du contrôle de la pandémie, pour empêcher la propagation de la variante delta et « pour ne pas commettre d’erreurs du passé », a justifié le vice-président du CPI.

Randolfe a rappelé qu’Israël, le Chili et d’autres pays discutent déjà de l’adoption de la troisième dose, étant donné la possibilité concrète d’une troisième vague de covid-19. Le président de la commission, Omar Aziz (PSD-AM), a ajouté à la demande des demandes d’informations à l’Institut Butantan, à Ficocruz et au ministère de la Santé lui-même concernant les études sur la troisième dose.

Le CPI a entendu aujourd’hui le commissaire aux comptes de la Cour fédérale des comptes (TCU) Alexandre Figueiredo Costa Silva Marques, chargé d’une « étude parallèle » sur la super-notification des décès par covid-19, qui a été éditée par Jair Bolsonaro. La confrontation entre le député Luis Miranda (DEM-DF) et le ministre du Travail et de la Prévoyance, Onyx Lorenzoni (DEM-RS), prévue demain, a été annulée. Sur ce, les sénateurs entendent ce mercredi (18) l’avocat de Need Medicines Túlio Silveira. Il était le représentant légal de l’entreprise dans la négociation du vaccin indien Covaxin avec le ministère de la Santé.

Le tour de Need Medicines

La direction du CPI de Covid a estimé que la confrontation entre Lorenzoni et Miranda n’apporterait aucun fait nouveau aux enquêtes. De plus, selon Randolfe, avec l’affrontement, le théâtre du chef du gouvernement, Ricardo Barros (PP-PR), la semaine dernière pourrait se répéter. « Un festival comme celui-ci ne semble pas de bonne humeur à se répéter au CPI », a-t-il déclaré.

La convocation de Túlio Silveira était une initiative du sénateur Alessandro Vieira (Cidadania-SE), mais l’avocat ira au CPI « protégé » par un habeas corpus. Silveira a même demandé à la Cour suprême fédérale (STF) de ne pas comparaître, invoquant le « secret professionnel », mais le ministre Luiz Fux, qui a analysé la demande, l’a rejetée. Fux a également frustré la possibilité que le représentant des besoins puisse se retirer de la session. Le président du STF a précisé que le déposant, en tant que témoin, a « le devoir de témoigner et de dire la vérité, selon les termes du droit de procédure pénale ».

Jeudi (19), le CPI entendra le propriétaire de Necessidade, Francisco Maximiano, qui a tenté de contourner le CPI autant qu’il le pouvait. Son témoignage était initialement prévu pour le 23 juin, mais a été reporté car il prétendait être mis en quarantaine après son retour d’un voyage en Inde. Aussi, début juillet, Maximien a obtenu habeas corpus pouvoir se taire face aux questions qui pourraient l’incriminer, accordée par la ministre STF Rosa Weber. Par la suite, Fux a précisé qu’il appartenait au CPI de se prononcer sur « l’abus allégué de l’exercice du droit de non-incrimination ».

Les soupçons d’irrégularités dans les négociations du vaccin indien Covaxin ont pris corps au sein de la commission avec le témoignage du député Miranda et de son frère, Luis Ricardo, qui ont révélé un stratagème impliquant des pressions pour acheter l’agent immunisant. Le contrat de 1,6 milliard de reais a été négocié par Necessidade et impliquait la société Madison Biotech, dont le siège est à Singapour, à laquelle 45 millions de dollars seraient alloués à l’avance.

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