Le gouvernement cubain gracie plus de deux mille personnes à titre de mesure humanitaire pendant la Semaine Sainte

Ce vendredi, le gouvernement cubain a autorisé la libération de 2 010 personnes qui purgeaient des peines, grâce à une grâce conforme aux dispositions légales en vigueur et à l’article 90, section II, de la Constitution de la République de Cuba.

Cette action a été réalisée dans le climat des célébrations de la Semaine Sainte, dans ce qui représente le deuxième processus de libération massive de l’année dans le pays. Cette mesure souligne une tradition enracinée dans le système de justice pénale cubain et dans l’approche humanitaire de sa révolution, selon le journal Granma.

La résolution d’accorder la grâce était le résultat d’une évaluation approfondie. Des aspects tels que la nature des crimes commis, le comportement manifesté par les détenus pendant leur séjour en prison, la fraction substantielle de la peine déjà purgée et leur état de santé ont été pris en compte. « Cet examen minutieux a permis de garantir que la mesure profitait à ceux qui répondaient réellement aux critères établis », rapporte le journal.

Cependant, pour garantir la sécurité publique et l’intégrité du processus, des exclusions claires ont été établies. Les personnes ayant des antécédents de délits tels que l’agression sexuelle, la pédophilie avec violence, le meurtre, l’homicide involontaire ou le trafic de drogue, ainsi que le vol et l’abattage de bétail, ou le vol avec violence, force armée ou victimes mineures, ont été exclues.

Sont également exclus ceux qui ont commis des actes de corruption de mineurs, des crimes contre l’autorité, des récidivistes ou des récidivistes multiples, ainsi que ceux qui ont déjà bénéficié d’une grâce antérieure et ont ensuite commis à nouveau des crimes.

Un profil diversifié de bénéficiaires

Selon le journal Granma, « la liste des personnes libérées comprend différents segments de la population carcérale. Parmi les bénéficiaires figurent des jeunes, des femmes, des adultes de plus de 60 ans et ceux dont la date de libération anticipée était prévue pour le prochain semestre ou l’année prochaine. De même, la grâce a favorisé tant les citoyens cubains résidant à l’étranger que les étrangers qui purgeaient des peines sur l’île.

Cette grâce représente la cinquième mise en œuvre par le gouvernement cubain depuis 2011. Grâce à ces décisions, le nombre total de personnes qui ont recouvré la liberté dépasse les 11 000, consolidant ainsi une pratique courante dans le cadre de la justice pénale du pays.

« Ce bilan démontre un engagement continu à réviser les peines et à accorder une seconde chance, selon des critères d’évaluation stricts et une orientation humanitaire claire », dit-il.