Le magicien d’OS : le jardin de Floria

C’est connu : la seule certitude qu’a tout être humain, c’est qu’il va mourir. C’est connu, mais c’est difficile
l’assimiler. Pour cette raison, chaque fois que la nouvelle d’un décès apparaît, elle provoque un cocktail de surprise, de stupeur et de tristesse qui augmente son impact, lorsqu’elle survient soudainement et non comme la conséquence d’une condition préexistante.

Cela s’est produit le samedi 25 octobre lorsque, vers 20 heures, le monde du divertissement national a appris que Floria Márquez s’était évanouie sur la scène de la Casa Anauco, à El Hatillo, après avoir interprété la deuxième chanson du répertoire qu’elle avait préparé, pour un concert intime.

Un accident vasculaire cérébral lui a coûté la vie, en présence de son pianiste, partenaire et mari Pedro López (Pedrito pour ses proches), qui a trouvé la force au milieu de la douleur, pour partager la mauvaise nouvelle, à travers son compte Instagram. Dans son message, il a souligné que la chanteuse est morte en faisant ce qu’elle aimait le plus.

Immédiatement, sur les réseaux sociaux, les expressions de solidarité et de consolation se sont multipliées envers le musicien respecté et les mots de reconnaissance envers une femme qui rayonnait de bonnes ondes, par sa simple présence.

Toujours aimant. Toujours souriant. Toujours sympathique. Toujours respectueuse, même si, un peu plus d’un an auparavant (le 9 octobre 2024), elle avait été contactée par des journalistes au sujet de la mort de son frère aîné, le célèbre Rudy Márquez. Jamais une réponse hors de ton.

Jamais un mauvais visage. Floria a su être là puisqu’elle s’est retrouvée sous les projecteurs, dans la seconde moitié des années 80. Elle faisait partie d’un petit et intéressant mouvement dans lequel des femmes mûres (adultes, comme dirait une grand-mère du siècle dernier), qui réussissaient dans différents domaines et dont la vie était résolue, décidèrent de canaliser leurs préoccupations artistiques, dans des lieux de faible capacité et de petits environnements comme le restaurant El Parque du Parque Central ou la Cota 880 de l’hôtel de Caracas.
Hilton.

Elle, avec Brenda Figallo, Toña Granado et Sonia Guedes, entre autres, a enchanté la vie nocturne de Caracas et s’est fait connaître avec la sérénité de ceux qui savent ce qui est vraiment important, sans perdre pied, pour les applaudissements, pour les éloges ou pour les privilèges que procure la reconnaissance publique.

Floria Márquez a été baptisée par la presse comme « la showwoman du Venezuela », parce que
Il interprétait les paroles des boléros, avec sa voix, mais aussi avec son visage, avec ses mains, avec son corps, avec sa démarche. C’était unique. Il a eu 75 ans en février. Il est parti sans prévenir. Mais il est resté à la place qu’occupent les affections.