Le pape au président israélien : il faut rouvrir tous les canaux de dialogue

A l’occasion des vacances de Pâques, ce vendredi a eu lieu un appel téléphonique entre Léon XIV et le chef de l’État d’Israël, Isaac Herzog. La nécessité de rouvrir le dialogue diplomatique « en vue d’une paix juste et durable dans tout le Moyen-Orient » a été réitérée.

Selon le Bureau de presse du Saint-Siège, l’entretien a souligné l’importance de « protéger la population civile et de promouvoir le respect du droit international et humanitaire ».

Léon XIV porte la Croix au Colisée, un geste qui interpelle l’humanité

« Dieu tout-puissant, éternel, juste et miséricordieux, donne-nous, misérables, de faire nous-mêmes ce que nous savons que tu veux, et ferons toujours ce qui te plaît, afin que, intérieurement purifiés, intérieurement illuminés et brûlés par le feu du Saint-Esprit, nous puissions suivre les traces de ton Fils bien-aimé, notre Seigneur Jésus-Christ, et par ta grâce seule atteindre toi, Très-Haut, qui, dans la parfaite Trinité et dans la simple unité, vis et règne et sommes glorifiés, Dieu tout-puissant, pour toujours et à jamais.

Avec cette prière, qui résume l’abandon, la confiance et l’espérance, s’est clôturée l’une des images les plus intenses de ce Vendredi Saint, au Colisée de Rome : Léon XIV parcourant, pas à pas, les quatorze stations du Chemin de Croix, portant personnellement la croix dans le premier Chemin de Croix de son pontificat. Inspiré par la prière de saint François d’Assise, le Pape nous a invités à « vivre notre existence comme un chemin de participation progressive à la relation d’amour qui unit le Père, le Fils et le Saint-Esprit ».

Léon XIV devient le deuxième pontife à le porter (Saint Jean-Paul II l’avait porté entre 1980 et 1994). Comme il l’avait déclaré quelques jours auparavant en quittant Castel Gandolfo, son geste cherchait à donner « un signe important » : montrer que le Christ souffre encore et porter les souffrances de l’humanité dans ses prières, comme « leader spirituel du monde d’aujourd’hui ».

Dans un contexte marqué par les guerres, les fractures sociales et l’incertitude croissante, le Pape a proposé une catéchèse silencieuse : il ne s’agissait pas seulement de représenter la Passion du Christ, mais d’assumer de manière tangible la souffrance de tant de personnes. Saison après saison, son geste a recueilli la douleur éparse de l’humanité et l’a élevée au rang de mystère de rédemption.