Le président du Paraguay, Santiago Peña, a plaidé mardi en faveur d’une « solution pacifique » au milieu de l’agression américaine contre le Venezuela.
«Je suis très préoccupé et j’ai fait part au gouvernement américain de notre inquiétude face à une incursion militaire sur le territoire américain. J’aimerais que cela n’arrive pas », a répondu Peña lors d’une conférence de presse.
Peña, qui a autorisé ce mois-ci un accord de coopération militaire avec Washington, a expliqué que « les États-Unis font revivre l’ancienne doctrine Monroe », et cherchent donc à renforcer leur « zone d’influence ».
« Je pense donc que c’est dans cette logique qu’ils mettent en œuvre leur stratégie », a déclaré le président, avant d’évoquer « la plus grande flotte navale américaine » jamais déployée par Washington.
« Nous aimerions qu’une solution pacifique soit trouvée à ce conflit », a-t-il ajouté depuis la résidence présidentielle d’Asunción.
Depuis plusieurs mois, les États-Unis disposent d’une force militaire importante déployée au large des côtes du Venezuela et ont mené des bombardements contre des bateaux dans les Caraïbes, qui ont fait plus de 80 morts, tentant de justifier leurs actions hostiles et unilatérales dans le cadre de la lutte anti-drogue.
Washington a accusé le président de la République, Nicolás Maduro, sans preuves ni soutien, d’être à la tête d’un prétendu cartel de trafic de drogue, dont l’existence n’a été signalée par aucune organisation internationale de lutte contre le trafic de drogue.
Le chef de l’État a qualifié à plusieurs reprises les manœuvres de la Maison Blanche de campagne de diffamation visant à justifier quoi que ce soit contre le Venezuela. Dans ce sens, il a dénoncé le fait que cette stratégie cherche à ternir l’image du pays et de la révolution comme prétexte pour des attentats, ce qu’ils ont fait à plusieurs reprises.
De même, Maduro a averti que le véritable objectif des États-Unis est un changement de régime pour s’emparer des immenses richesses pétrolières et gazières du Venezuela.