Le parquet enquête sur la société Movistell

Le ministère public a ouvert une enquête contre la société de commercialisation Movistell, basée dans l’État de Zulia, ont indiqué des sources judiciaires.

L’enquête commence à la suite de multiples plaintes concernant des défauts dans les équipements téléphoniques proposés par Movistell, qui sont apparemment remotorisés.

Les plaintes ont été enregistrées par des agents affectés à la Direction Générale du Contre-espionnage Militaire (Dgcim) qui ont étayé le dossier principal ouvert au 77ème Parquet du Ministère Public sous le numéro MP-14971-2024.

Une piste d’enquête suggère que le matériel introduit dans le pays par Movistell entrerait par les sentiers frontaliers sous forme de contrebande.

Ainsi, l’enquête du ministère public est ouverte par un parquet spécialisé dans le blanchiment d’argent et les délits financiers et économiques.

La loi sur le délit de contrebande prévoit des peines de prison de 4 à 8 ans pour quiconque « pénètre par quelque moyen que ce soit sur le territoire et dans d’autres espaces de la République bolivarienne du Venezuela, en extrait des marchandises ou des biens publics ou effectue un transit douanier à travers itinéraires ou lieux non autorisés… »

Parmi les sanctions accessoires imposées à ceux qui commettent le délit de contrebande figure la confiscation des marchandises qui font l’objet de cette modalité pénale, précise la loi susmentionnée.