Le président José Jerí exclut un couloir humanitaire pour les migrants vénézuéliens

Le Président de la République, José Jeria exclu la possibilité de mettre en place un couloir humanitaire régional pour faciliter le transfert des citoyens vénézuéliens en situation d’immigration irrégulière.une proposition qui avait été soulevée par le président élu du Chili, José Antonio Kast, dans le cadre de son agenda régional.

Au cours d’un entretien avec le journaliste Andrés Oppenheimer, le chef de l’État a reconnu que la migration irrégulière représente un problème pour les pays de la région, qui – comme il l’a indiqué – est lié à la faiblesse du contrôle des frontières. Dans ce contexte, il a soutenu que l’une des alternatives qui avaient été évaluées au préalable était la création d’un couloir humanitaire, mais il a précisé que cette option a été exclue.

« L’une des premières mesures que nous avions discutées comme alternatives, comme scénarios, nous l’avons écartée en raison de notre conversation que nous avons eue il y a quelques jours, qui était finalement un couloir humanitaire »a-t-il déclaré dans une interview pour CNN.

Jerí a souligné avec insistance que son gouvernement ne permettra pas l’entrée irrégulière de migrants dans le pays. « Je ne peux pas permettre aux migrants d’entrer irrégulièrement dans notre pays »Il a déclaré, liant la migration irrégulière à l’aggravation de l’insécurité des citoyens et à l’arrivée de pratiques qui, selon lui, ont affecté le Pérou.

« Le problème dans notre pays qui est déclenché par la question de l’insécurité est précisément la migration irrégulière car il y a aussi des pratiques qui ont contaminé notre pays, c’est aussi une pleine réalité. »a-t-il remarqué.

Le président a expliqué que, face à ce scénario, son administration mène des actions permanentes pour identifier les personnes en situation d’immigration irrégulière et procéder à leur retour dans leur pays d’origine. Dans ce sens, il a réitéré que de nouvelles violations des règles d’immigration ne seront pas autorisées.

Concernant l’entretien avec le président élu Kast, Jerí a indiqué que les deux pays sont confrontés à une situation similaire en matière de migration vénézuélienne. Néanmoins, Il a souligné que la proposition d’un couloir humanitaire avait été provisoirement écartée après ledit dialogue..

Enfin, il a souligné que Le gouvernement péruvien évaluera, à travers le Chancelleried’autres mécanismes collectifs qui permettent de faciliter le retour des migrants vénézuéliens dans leur paysune fois que l’ordre démocratique sera rétabli au Venezuela et qu’il y aura une volonté de retour de la part de ceux qui résident actuellement au Pérou. Il a en outre souligné que les pays de la région ont un intérêt commun à restaurer la démocratie au Venezuela le plus rapidement possible.

La décision du président José Jerí a été interprétée par les médias chiliens comme un rejet catégorique de la proposition. Des publications telles que BioBio et La Tercera décrivent la position du gouvernement péruvien comme un « claquer » à l’initiative d’un corridor humanitaire.

De son côté, le président élu du Chili, José Antonio Kast, a répondu brièvement. Consulté par la presse ce lundi, il s’est limité à souligner que « tout ira bien »tel que rapporté par BioBio Chili.