Le Secrétariat à la transparence révèle la carte de l’impunité

Le premier rapport sur le niveau d’impunité a été présenté à l’opinion publique par le Secrétaire à la Transparence, Andrés Idárraga. Cet outil, connu sous le nom de « Carte de l’impunité », fournit une analyse détaillée de la performance de la justice dans les affaires liées à la corruption et révèle l’absence de progrès significatifs dans le pays.

L’enquête, qui s’est étalée sur plusieurs mois, s’est concentrée sur la période entre 2010 et 2023. Pendant ce temps, ils ont identifié le ddix départements avec le pourcentage de processus stagnants, qui a permis la prescription de milliers de cas et l’impunité de ceux qui s’approprient les ressources publiques.

Les données recueillies révèlent un total de 57 582 plaintes pour corruption entre les années mentionnées ci-dessus. Étonnamment, le 93,99 % de ces plaintes n’a donné lieu à aucune condamnation, 89,7 % n’a pas donné lieu à des captures et la 77,15 % reste au stade de l’enquête.

Parmi les délits les plus fréquemment associés à la corruption administrative au cours de cette période figurent les détournements de fonds par appropriation, avec une 26% des cas, suivi du contrat non conforme aux exigences légales, avec un 24,6 %. D’autres crimes notables comprennent l’extorsion, la corruption pour avoir donné ou offert, l’intérêt indu à conclure des contrats, la propre corruption, le détournement de fonds par différentes applications officielles, l’enrichissement illicite, le trafic d’influence en tant que fonctionnaire et le détournement de fonds par usage.

Les départements avec des taux d’impunité plus élevés dans les plaintes pour corruption sont San Andrés, avec un 99,1 %suivi de Guaviare, Bolívar, Putumayo, La Guajira, Casanare, Córdoba, Vaupés, Arauca et Sucre.

Concernant les départements avec moins de prises pour les crimes liés à la corruption, Vaupés, Guaviare, Guainía, Boyacá, Cundinamarca, Putumayo, Caldas, Huila, Casanare et Santander se distinguent.

Ces résultats reflètent la crise d’impunité dans les affaires de corruption contre l’administration publique, avec une moyenne de 94% des cas sans résolution. Face à cette situation, le Le secrétaire Andrés Idárraga a souligné : « Ces données sont irréfutables et génèrent la honte en tant que Nation, puisque la Colombie est submergée dans une mer d’impunité. »

Afin de résoudre ce problème de manière globale, le Secrétaire a annoncé la convocation de la « Commission nationale de moralisation », présidé par Gustavo Petro. Cette commission, composée de diverses institutions étatiques et agences de contrôle, travaillera ensemble pour lutter contre la corruption et promouvoir la transparence dans tout le pays.