Le Vatican a confirmé qu’il avait tenté de promouvoir une solution négociée pour l’exil de Nicolas Maduro dans le cadre des efforts diplomatiques visant à éviter un scénario de violence au Venezuela, même si ces efforts n’ont pas abouti.
C’est ce qu’a déclaré le secrétaire d’État du Saint-Siège, Pietro Parolin, en faisant référence aux tentatives faites avant la récente arrestation du président vénézuélien par les États-Unis.
Parolin a expliqué que le Saint-Siège recherchait une solution pacifique qui permettrait d’éviter d’éventuelles effusions de sang, notamment en pourparlers avec Maduro et d’autres représentants du régime.
« Nous avions essayé ce qui paraissait aussi dans certains journaux »a déclaré le cardinal, en allusion indirecte aux informations publiées par la presse internationale sur une éventuelle médiation du Vatican. Il a toutefois déclaré que la tentative n’avait pas abouti et que le Vatican se trouvait finalement « devant le fait accompli ».
Selon le haut responsable, l’objectif central de ces efforts a toujours été d’éviter une escalade du conflit interne au Venezuela. « Nous soutenons toujours une solution pacifique »Parolin a souligné, tout en reconnaissant que les circonstances ont empêché de progresser sur un accord qui permettrait un départ ordonné du pouvoir et un transfert à l’étranger du leader chaviste.
Dans ce contexte, le secrétaire d’État a averti que la situation actuelle au Venezuela est marquée par une « grande incertitude » et a exprimé son désir que le pays évolue vers la stabilité politique et la reprise économique.
Il a souligné que la détérioration des conditions de vie continue d’affecter directement la population. « La situation est très précaire, les gens souffrent », a-t-il déclaré.
Parolin a également souligné que le pays est désormais confronté à la nécessité de s’orienter vers un processus de démocratisation, bien qu’il ait évité de donner davantage de détails sur les mesures spécifiques qui devraient être adoptées à cette fin.
Les déclarations du Vatican interviennent après le journal Washington Post a rapporté que le Saint-Siège avait tenté de faciliter le passage sûr de Maduro, avec une éventuelle offre d’asile en Russie, comme alternative à une intervention ou à une issue violente.
Parolin lui-même n’a pas confirmé ces détails, mais a reconnu l’existence d’efforts diplomatiques en ce sens.
Le pape Léon XIV a fait référence à plusieurs reprises à la crise vénézuélienne. Le plus récent a eu lieu lors d’un discours devant le corps diplomatique accrédité près le Saint-Siège, dans lequel il a appelé au respect de la volonté du peuple vénézuélien et à la recherche de solutions pacifiques, loin des intérêts partisans.