Le Venezuela menace les compagnies aériennes de révoquer leurs permis de vol si elles ne reprennent pas leurs opérations

Le Venezuela a averti les compagnies aériennes qui avaient annulé leurs vols à destination et en provenance du pays, suite à l’avertissement des États-Unis concernant une « situation potentiellement dangereuse dans la région », qu’elles avaient jusqu’à mercredi midi (heure locale) pour reprendre leurs opérations, faute de quoi leurs permis de « vol permanent » seraient révoqués.

Le gouvernement du Venezuela et les représentants des compagnies aériennes de la nation sud-américaine se sont réunis pour coordonner les actions visant à garantir la continuité des voyages, après que plusieurs compagnies ont annulé leurs vols en raison de l’avis international émis par les États-Unis.

L’Institut National de l’Aéronautique Civile (INAC) a donné aux compagnies aériennes un délai de 48 heures pour reprendre leurs opérations, une mesure dont l’entité a informé les représentants légaux de ces compagnies lors d’une réunion lundi et qui est entrée en vigueur à midi, heure locale.

« L’État vénézuélien a pris position auprès des compagnies aériennes et prendra les mesures correspondantes. Il leur reste désormais moins de 24 heures », a indiqué une source du ministère des Transports du pays.

Pour sa part, l’Association du transport aérien international (IATA) a précisé que les compagnies qui pourraient perdre leurs droits de trafic au Venezuela, après avoir reçu un avertissement d’INAC, sont celles qui ont suspendu leurs vols.

Rappelons que plusieurs compagnies aériennes ont annulé leurs vols, comme les espagnoles Air Europa, Plus Ultra et Iberia, ainsi que la portugaise TAP, la colombienne Avianca, la brésilienne Gol, la sud-américaine Latam et la turque Turkish Airlines.

Pendant ce temps, les compagnies aériennes Copa, Wingo, Boliviana de Aviación et Satena maintiennent leurs opérations actives.

D’autre part, les compagnies aériennes vénézuéliennes Laser et Estelar ont annoncé la suspension de leurs vols vers Madrid jusqu’au 1er décembre, suite aux avis émis par l’Autorité aéronautique espagnole (AESA).

Préparé avec des informations de l’EFE.