L’Église catholique colombienne demande à Iván Cepeda et Abelardo de la Espriella de cesser les attaques et de montrer les plans du gouvernement

La campagne présidentielle a été marquée par des attaques et des accusations qui ont suscité une énorme inquiétude au sein de l’Église catholique colombienne, qui appelle les candidats Ivan Cépéda et Abélardo de la Espriella pour qu’ils désarment leurs discours avant l’arrivée du deuxième et dernier tour présidentiel.

Les évêques demandent la paix

Lors d’une réunion des évêques, l’Église catholique colombienne s’inquiète du ton utilisé par les candidats à la succession de Gustavo Petro et lui a rappelé qu’ils ont une responsabilité envers le pays.

La Conférence épiscopale de Colombie CEC a assuré que les candidats Abelardo de la Espriella et Iván Cepeda promeuvent de manière agressive et sans vergogne une logique qui légitime la violence verbale.

L’Église catholique colombienne considère que la politique nationale est marquée par la peur, la haine et la polarisation, qui brisent la reconnaissance entre les citoyens et fissurent la société.

« Instrumentalisation des émotions »

L’Église constate avec une immense inquiétude que les émotions d’indignation, de peur et de vengeance sont manipulées, ce qu’elle considère comme une « instrumentalisation des émotions » dans la compétition démocratique. Pour l’Église catholique, les fractures sociales sont le résultat du discours des candidats alors qu’ils constatent l’absence d’un langage de paix et de réconciliation.

L’invitation que la hiérarchie catholique lance à tous les Colombiens est de maintenir la sérénité et la raison, et d’exiger que les candidats, au lieu d’attaquer, fassent connaître leurs programmes gouvernementaux de manière large et détaillée.

Après la publication des résultats du premier tour des élections, le 31 mai, Iván Cepeda et Abelardo de la Espriella se sont lancés dans des attaques et des allusions mutuelles, où les termes « misogyne », « homophobe », « fasciste », « guérilla », « bandit » et narcoterroriste étaient le dénominateur commun dans les discours et les publications.

De nombreuses attaques, aucun programme

Des inquiétudes ont été exprimées dans différentes parties de la société colombienne parce que les candidats à la présidence ont peu ou pas parlé de leurs programmes sociaux et en font à peine une petite mention, concentrant leur campagne sur les attaques les uns contre les autres, générant une profonde peur au sein de la population colombienne.

Le 21 juin aura lieu le deuxième tour des élections présidentielles et là, Iván Cepeda et Abelardo de la Espriella définiront qui sera le prochain président de la République de Colombie, succédant à Gustavo Petro, au milieu d’un environnement polarisé et agressif.

Les Colombiens espèrent que cette journée se déroulera dans la paix et que le prochain dirigeant national pourra parcourir un chemin d’unité et d’harmonie entre toute la société nationale avec l’intention de chercher des solutions aux graves problèmes qui affligent la nation.