L’Armée de Libération Nationale (ELN) a confirmé qu’elle maintient cinq membres en uniforme de la Police Nationale, après l’enlèvement de policiers survenu dans la région de Catatumbo, dans le Nord de Santander. L’enlèvement des policiers s’est produit alors que les policiers en uniforme, en permission, circulaient dans un autobus des transports publics le long d’une route rurale de la municipalité de Tibú, l’une des zones où la présence de groupes armés illégaux est la plus importante du pays.
Selon des informations connues, les policiers ont été interceptés par des hommes armés qui les ont forcés à sortir du véhicule et les ont ensuite emmenés dans une direction inconnue. Quelques heures plus tard, l’ELN a reconnu que les hommes en uniforme étaient toujours en détention, un fait qui a suscité un fort rejet de la part du gouvernement national et de différents secteurs politiques et sociaux.
L’ELN a confirmé l’enlèvement de policiers à Catatumbo
A travers un communiqué, l’ELN a assuré que l’enlèvement des policiers serait lié à la situation de l’ordre public à Catatumbo et aux allégations portées contre les policiers en uniforme, versions qui n’ont pas été confirmées par les autorités. Le gouvernement a réitéré que ces actions constituent un violation grave du droit international humanitaire et n’ont aucune justification.
Les porte-parole officiels ont insisté sur le fait que l’enlèvement de policiers aggrave la crise sécuritaire que connaît le Norte de Santander et Ils ont exigé la libération immédiate et sans conditions des hommes en uniforme. La Police Nationale, pour sa part, a confirmé qu’elle maintient une communication permanente avec les autres autorités pour faire avancer les efforts permettant le retour en toute sécurité des policiers.
Opérations et déclarations de l’Armée Nationale
Après avoir appris l’enlèvement de policiers, l’Armée nationale a renforcé sa présence dans plusieurs points stratégiques de Catatumbo afin de protéger la population civile et de soutenir le travail de renseignement. La Deuxième Division de l’Armée a indiqué que des opérations étaient en cours dans la zone, en donnant la priorité à la sécurité des communautés et à la recherche d’informations permettant de localiser les hommes en uniforme.
Ces actions ont été soutenues par un communiqué officiel de l’Armée nationale sur les réseaux sociaux, qui a indiqué que les opérations sont menées dans le respect des droits de l’homme et du droit international humanitaire, tandis que les efforts sont maintenus pour obtenir la libération des policiers kidnappés.
Il @COL_EJERCITO maintient un déploiement soutenu dans la région de Catatumbo, visant à contribuer à la sécurité et à la stabilité du territoire, en facilitant le travail articulé des entités étatiques et le soutien des organisations internationales, parmi elles… pic.twitter.com/Olgdlnt44G
— Deuxième Division de l’Armée Nationale (@Ejercito_Div2) 8 janvier 2026
L’enlèvement de policiers aggrave la crise sécuritaire dans le Nord de Santander
L’enlèvement de policiers s’ajoute à une série d’événements violents enregistrés ces derniers mois à Catatumbo, une région touchée par des affrontements entre groupes armés illégaux, des menaces contre la population civile et des déplacements forcés. Les autorités locales ont averti que la situation reste complexe et nécessite une attention urgente de la part de l’État.
Enfin, le Gouvernement a réitéré son appel à l’ELN pour qu’elle libère les policiers et mette fin à ce type d’actions qui affectent la sécurité et la coexistence dans le pays. L’enlèvement de policiers maintient les autorités en alerte et renforce les inquiétudes quant à la détérioration de l’ordre public dans le nord-est de la Colombie.