Les ambassadeurs et représentants diplomatiques de la Russie, de la Biélorussie, du Nicaragua, de la Chine, de Cuba et du Venezuela auprès de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) ont tenu une réunion au cours de laquelle ils ont discuté de l’impact des sanctions économiques sur la sécurité alimentaire et la nutrition.
Lors de la réunion, l’ambassadrice du Venezuela auprès de la FAO, Marilyn Di Luca Santaella, a souligné l’importance d’une action commune soutenue, soulignant que les mesures coercitives unilatérales contribuent à l’insécurité alimentaire et aux obstacles structurels qui limitent l’accomplissement des mandats des organisations du système des Nations Unies liées à l’alimentation et à l’agriculture.
En ce sens, les participants ont souligné que les agences compétentes du système des Nations Unies (FAO, PAM et FIDA) doivent aborder ce domaine de travail de manière globale, car les mesures coercitives unilatérales restreignent l’accès à la nourriture, aux intrants productifs, au financement, à la technologie et à la coopération internationale.
Dans ce contexte, Di Luca Santaella a souligné la nécessité d’incorporer systématiquement l’initiative que le Venezuela promeut comme ligne stratégique d’action commune. Cette proposition bénéficie de la coordination de pays tels que la Russie, la Biélorussie, l’Algérie, le Zimbabwe, Cuba, le Nicaragua, le Soudan et l’Iran, nations qui promeuvent ce débat dans les espaces multilatéraux pour renforcer l’impact politique et rendre visible, avec une base technique et des preuves, l’impact humanitaire de ces mesures.
Les délégations ont convenu que la coercition économique et l’utilisation de la nourriture comme outil de pression politique ou comme arme de guerre constituent de graves violations du droit des peuples à l’alimentation.
De même, ils ont réitéré que ces pratiques contreviennent aux principes du multilatéralisme et entravent la réalisation des Objectifs de Développement Durable, notamment l’ODD 2 : Faim Zéro, ainsi que les engagements internationaux en matière de développement et de paix.
Enfin, les participants ont réaffirmé l’importance du renforcement de l’unité, de l’action coordonnée et de l’impact politique multilatéral. Il s’agit de moyens essentiels pour progresser vers l’élimination des mesures coercitives unilatérales et garantir le droit des personnes à l’alimentation, à la vie et à la dignité humaine.