Les collectifs périphériques de Sapopemba promeuvent la santé au-delà des postes et des UBS – Jornal da USP

La réduction des problèmes sociaux, selon le chercheur, doit être menée conjointement, dans l’articulation de l’État avec les collectifs périphériques. Car « longtemps le rêve du sujet périphérique a été de quitter la favela où il habitait. Aujourd’hui, ces gens sont fiers d’être là pour faire la différence », déclare Rosiane. « A Sapopemba, malgré la violence domestique, les habitants font des affiches, du type ‘nous n’acceptons pas la violence contre les femmes ici’, montrant que la lutte pour les droits est aussi collective et coopérative », ajoute-t-il.

Elle évalue également l’importance de former des professionnels de la santé qui vivent dans la communauté. « C’est une vieille discussion dans le domaine de la santé. Former des professionnels ayant la compétence pour travailler avec les besoins locaux réels de l’unité de santé avec la communauté », explique-t-il.

Dans une certaine mesure, les agents de santé communautaire de l’UBS agissent ainsi, en dialogue avec la communauté. Cependant, le chercheur estime qu’avec le temps, le travail de ces professionnels s’est bureaucratisé. « C’est aussi un travail très précaire. Ce sont des gens qui passent toute la journée à marcher de maison en maison. La demande est énorme et la logique migre vers la rencontre des objectifs, qui ne dialogue pas avec l’idée de rapport au territoire », commente-t-il.

Contrairement aux collectifs où la santé est pensée de manière plus humaine, en identifiant ce qui fait que chaque individu tombe malade. « La maladie peut venir du manque de loisirs et d’accès à une nourriture de qualité », illustre Rosiane.

A Sapopemba, la santé est vue différemment, car c’est la périphérie elle-même qui détermine ce qu’elle représente. « Et cela se produit de manière démocratique, basée sur le dialogue. Contrairement aux services de santé, où les sujets périphériques n’obéissent qu’à une recommandation médicale. Là, ils s’entendent. L’écoute alliée à la mobilisation sociale deviennent les meilleurs remèdes au mal que procure l’absence de l’État »

O Revue USP a demandé à la sous-préfecture de Sapopemba de clarifier les dépenses de seulement 60% de ce qui avait été promis pour l’année dernière, mais n’a pas reçu de réponse.

En savoir plus : rosidantas@hotmail.com, avec Rosiane Dantas Pacheco

* Sous la direction d’Antonio Carlos Quinto
** Sous la supervision de Simone Gomes de Sá