La secrétaire américaine à la Sécurité intérieure, Kristi Noem, a déclaré jeudi que la saisie américaine d’un pétrolier avait pour but de frapper le «régime» du leader vénézuélien Nicolás Maduroqu’il accusait de trafic de drogue vers les États-Unis.
« Il s’agit d’une opération réussie menée par le président pour garantir que nous luttons contre un régime qui remplit systématiquement notre pays de drogues mortelles.», a déclaré Noem lors d’une audience au Congrès.
« Les drogues interceptées en mer par les garde-côtes depuis l’arrivée au pouvoir du président Trump étaient des quantités mortelles de cocaïne, suffisamment pour causer la mort de 177 millions d’Américains.», a-t-il poursuivi.
Donald Trump a annoncé mercredi que les États-Unis avaient saisi un pétrolier au large des côtes du Venezuela dans le cadre d’une opération menée par le ministère de la Justice, le FBI et le ministère de la Défense.
Caracas a dénoncé un «loi internationale sur la piraterie».
Selon MarineTraffic, il transportait 1,1 million de barils de pétrole brut soumis à sanctions.

Mesurant 333 mètres de long, le navire a été sanctionné par le Trésor américain en 2022 pour ses liens présumés avec le Corps des Gardiens de la révolution islamique iranien et le Hezbollah.
A cette époque, il naviguait sous le nom d’Adisa.

Washington a déployé une importante force militaire dans les Caraïbes et a bombardé une vingtaine de navires accusés de trafic de drogue, causant la mort d’au moins 87 personnes.
Mais la saisie du pétrolier constitue un précédent dans cette crise, puisque les hydrocarbures constituent la principale source de revenus du Venezuela.