Les États-Unis assurent qu’ils imposeront des sanctions « au maximum » au Venezuela après avoir bloqué les pétroliers

L’ambassadeur des Etats-Unis auprès de l’ONU, Mike Waltz, a assuré ce mardi devant le Conseil de sécurité que son pays imposerait des sanctions « au maximum » à Venezuela après le blocus par le gouvernement américain des pétroliers sanctionnés et l’interception de plusieurs navires dans la mer des Caraïbes.

« Les États-Unis appliqueront des sanctions au maximum pour priver Maduro des ressources qu’il utilise pour financer le Cartel des Soleils, désigné comme organisation terroriste par les États-Unis.», a affirmé Waltz lors d’une réunion d’urgence du Conseil sur la situation au Venezuela.

Waltz a réitéré que le président américain Donald Trump a été «très léger » dans votre intention d’utiliser « toute la puissance et la force des États-Unis pour affronter et éradiquer ces cartels de la drogue, qui opèrent en toute impunité dans notre hémisphère depuis trop longtemps».

C’est le Venezuela qui a expressément demandé ce débat d’urgence au Conseil, une demande motivée par le blocus imposé par le président Trump aux pétroliers sanctionnés quittant et entrant dans ce pays d’Amérique du Sud.

Selon Waltz, ces pétroliers fonctionnent comme «la principale bouée de sauvetage économique de Maduro et de son régime illégitime», et ils financent également le Cartel des Soleils.

Le président vénézuélien, Nicolas Maduro, «est responsable de l’utilisation de ces ressources et de leurs bénéfices pour le trafic (de drogue) vers les États-Unis et l’Europe», a-t-il noté.

Les tensions entre les deux pays se sont accrues en septembre dernier, lorsque les États-Unis ont commencé à attaquer des bateaux apparemment chargés de drogue dans les Caraïbes et dans le Pacifique, attaques qui ont déjà coûté la vie à plus de 100 personnes.

La Maison Blanche assure que son objectif avec cette offensive est de stopper l’entrée de drogues aux Etats-Unis et que la désignation terroriste du Cartel des Soleils autorise le gouvernement à se défendre légitimement contre sa menace.

À cela s’ajoute que samedi dernier, le gouvernement américain a intercepté dans les eaux de la mer des Caraïbes un autre pétrolier battant pavillon panaméen, baptisé Centuries, qui transportait du pétrole brut vénézuélien vers des raffineries en Chine.

Il s’agit du deuxième navire intercepté dans les Caraïbes par l’administration Trump, qui a saisi la semaine dernière le navire Skipper et confisqué le pétrole brut qu’il transportait.

En outre, dimanche, le gouvernement américain a entamé une «poursuite active» pour intercepter un troisième pétrolier, le Bella 1, comme l’a confirmé à EFE un responsable américain.