« Les Merveilles » arrivent dans les salles piratées par les critiques

« Les Merveilles » arrive dans des salles détruites par les critiques. Après l’avoir vu, nous convenons que ce n’est certainement pas l’œuvre digne que l’on attendait, mais cela ne veut pas nécessairement dire que les enfants ne l’apprécieront pas.

Vu du point de vue d’un enfant, qui filtre à peine ce qui se passe dans l’intrigue et se laisse divertir par l’excès de couleur et d’action, le film peut être amusant. Contrairement à celui d’un adulte ou fan de la franchise, qui attendait non seulement une histoire plus ronde, originale et structurée, mais un produit plus soigné.

Stoned, le trente-troisième film de l’univers cinématographique Marvel, a marqué le crépuscule d’une époque (phase cinq du MCU).

Et c’est reparti…

Si vous êtes de la génération « Power Rangers », vous trouverez peut-être des similitudes entre « Les Merveilles » et la série télévisée. Parce que? Eh bien, tout simplement parce qu’ils présentaient essentiellement la même chose : un groupe de héros essayant de travailler en équipe pour combattre une bande de monstres, qui tuaient de rire, envoyés par un méchant encore plus drôle pour détruire la Terre.

Mais si vous n’êtes pas de cette génération, ce n’est pas grave, nous partagerons une analogie plus générique avec « Les Merveilles ». C’est comme un fast food à consommation rapide (le plus court à ce jour dans l’UCM avec une durée de 105 minutes). Celui qui n’a aucun goût, n’a aucune valeur nutritionnelle, coûte cher et rassasie pendant une courte période. Principalement parce qu’il lui manque un bon scénario, ce qui empêche ses protagonistes de pouvoir soutenir l’histoire.

Avec ces idées claires, nous continuons maintenant à découvrir de quoi parle cette blague.

Éphémère

Dans « The Marvels », l’intrigue se concentre sur Carol Danvers : Captain Marvel. Elle est le moteur et la raison d’être du film. Ses actions passées ont généré, en plus de sa dépression émotionnelle, la fureur de quelqu’un qui, cherchant à restaurer la dévastation générée par celle-ci, tente de sauver sa planète. Sans ressources naturelles, perdues lors de l’attaque de la super-héroïne, la méchante Dar-Benn prend le contrôle pour tenter de les drainer d’autres territoires dans lesquels le capitaine jouit de prestige. Au cours de sa mission, ce méchant caricatural trouvera un moyen d’ouvrir des portails de saut hyperespace et, ce faisant, reliera les trois protagonistes, créant ainsi le chaos.

C’est ainsi que les pouvoirs de Danvers vont s’entremêler avec ceux de Kamala Khan (alias Mme Marvel) et ceux de la capitaine Monica Rambeau. Cette dernière, la nièce abandonnée de Carol qui travaille aujourd’hui pour Nick Fury (joué par Samuel L. Jackson).

En ce sens, Captain Marvel portera sur ses épaules le poids d’un univers déstabilisé et à partir de là elle devra se revoir.

Sans grande nouveauté, l’intrigue tourne autour d’une vengeance intergalactique dans laquelle les Skrull et les Kree vont à nouveau s’affronter. De même, cela fait écho au fait de montrer trois héroïnes, aux personnalités et aux âges différents, qui doivent trouver la formule pour se comprendre, se pardonner et travailler en équipe. Quelque chose qui va devenir compliqué, sachant qu’il y a de vieilles rancunes à surmonter. Ne vous attendez pas à trop de profondeur ici.

Très mauvais mauvais

Dar-Benn, comme ce fut le cas de Rita Repulsa dans les « Power Rangers », est un méchant terrible et pathétique dont l’avancée précipitée et frénétique ne peut que déclencher le rire.

Absurde dans son mal, elle devient tourmentante. Pour aggraver les choses, le montage épouvantable et les effets spéciaux ou le maquillage médiocres n’arrangent rien.

Non satisfait de cela, pendant plusieurs minutes, le film change de genre en musical et devient même un mème TikTok, avec des milliers de chats cuchi en quête de sympathie. Une sympathie qu’aucune de ses trois héroïnes n’est capable d’atteindre. Certains parce qu’ils ont l’air clairsemés et les plus jeunes parce que c’est trop euphorique. Et ainsi, depuis cette tribune, l’absurde sévit, faisant des « Merveilles » un grand non-sens. Pour obtenir le sourire, il fait parfois appel à l’humour, un autre échec qui finit dans l’embarras.

« Les Merveilles » met en vedette Brie Larson, Teyonah Parris et Iman Vellani. Sont également présents Zawe Ashton, Gary Lewis, Park Seo-Jun, Zenobia Shroff, Mohan Kapur, Saagar Shaikh et Samuel L. Jackson.

Nia DaCosta réalise à partir d’un scénario écrit par elle avec Megan McDonnell et Elissa Karasik.