Les patriotes construisent, les traîtres opèrent

Profiter de cet espace pour partager avec vous la lucidité de l’un des personnages que j’admire le plus dans le monde musical : le troubadour Silvio Rodríguez, est un plaisir. Cette semaine, j’ai lu une interview qu’il a récemment réalisée, dans laquelle il dit une vérité qui, je l’espère, perdurera dans le temps et qui est une de ses maximes : « Les révolutions ne sont pas parfaites, elles sont nécessaires ». Cette phrase est un baume contre le récit impérial qui exige la perfection dans les processus de libération, tout en masquant ses propres crimes, et elle devrait également servir de réflexion pour nous, révolutionnaires.

Silvio nous rappelle que le chemin de l’émancipation est humain, donc faillible. Mais c’est le seul moyen de faire face à l’injustice et au contrôle systémiques. Il est très direct lorsqu’il nous dit : « Cuba est un pays qui a été plus que bloqué, torturé (…) par un empire décadent mais puissant. » Et nous ne pouvons pas l’oublier car au Venezuela, nous sommes victimes (avec nos propres réalités) de ce même empire.

De plus, la réflexion de Silvio souligne la complexité du monde, un scénario où les contradictions s’exacerbent et où la vérité est la première victime de l’establishment. La tâche aujourd’hui est de ne pas baisser la garde pour continuer à défendre notre projet bolivarien, malgré ses défis.

Nous ne devons donc pas oublier que pendant que les patriotes construisent, les traîtres opèrent. Et Leopoldo López, qui a manifesté son statut d’apatride, fait partie de ce plan. C’est l’éternelle histoire du laquais qui agit contre son propre peuple. Que ces gens soient capables de reconnaître leur discours vide et malveillant, pendant que nous continuons à nous tenir debout, à travailler, à inventer, à créer, comme notre président Nicolás Maduro ne l’a pas demandé.

D’un autre côté, je tiens à rappeler que même si l’on parle d’un cessez-le-feu, la solidarité avec la population de Gaza ne peut pas s’arrêter. Le génocide ne se termine pas par une pause ; Cela nécessite justice, réparation et fin de l’occupation. Notre voix est avec les Palestiniens, car leur cause est celle de tous les peuples opprimés.

De même, depuis cet espace, j’exprime ma solidarité avec le président Gustavo Petro, aujourd’hui victime de la même ingérence gringo qui cherche à déstabiliser tout projet progressiste dans la région. L’empire ne pardonne pas la dignité. Mais le peuple, guidé par la vérité, continuera à défendre la souveraineté de Notre Amérique.