Les présidents des pays sud-américains se sont mis d’accord ce mardi pour établir un «groupe de contacts» mené par les ministres des Affaires étrangères pour préparer un «feuille de route» visant à promouvoir l’intégration de la région.
Le soi-disant Consensus de Brasilia, signé à l’issue de la réunion des présidents organisée dans la capitale brésilienne, ne fixe pas de délais pour le travail des ministres des Affaires étrangères, comme le souhaitait le président hôte, Luiz Inácio Lula da Silva, qui avait proposé un délai de 120 jours pour élaborer le plan d’action.
La déclaration comprend neuf points qui soulignent l’importance de l’intégration régionale, qui «doit faire partie des solutions pour relever les défis communs», et dans lequel la nécessité de «Promouvoir désormais les initiatives de coopération sud-américaine, sous une perspective sociale et de genre».
Le document comprend, dans son deuxième point, un engagement «avec la démocratie et les droits de l’homme, le développement durable et la justice sociale, l’État de droit et la stabilité institutionnelle, la défense de la souveraineté et la non-ingérence dans les affaires intérieures».
Ce point a suscité des critiques de la part du président uruguayen, Luis Lacalle Pou, qui, dans sa première intervention au sommet, a déclaré que cet article qui parle de démocratie ne reflète pas pleinement la situation vénézuélienne.
« Évidemment, nous n’avons pas la même définition, qui est, je crois, celle de l’Académie royale espagnole, de ce qu’est le respect des institutions, des droits de l’homme et de la démocratie.», a déclaré le président uruguayen.
En dehors de cela, le document convenu propose que les dirigeants de la région se réunissent à nouveau « à la date et au lieu à déterminer » pour donner une continuité au dialogue entre les pays sud-américains, qui, comme ils l’ont reconnu, « ça doit être régulier».
Dans le domaine économique, les présidents ont promis de promouvoir le commerce et les investissements entre les pays de la région, de surmonter les asymétries, d’éliminer les mesures unilatérales et d’accroître la coopération économique.visant à une zone de libre-échange sud-américaine efficace».
Entre autres domaines de coopération, ils ont cité la santé, l’environnement, la défense, les infrastructures et la logistique, l’interconnexion énergétique et les énergies propres, la transformation numérique, la sécurité et la lutte contre la criminalité transnationale organisée.
Le sommet s’est déroulé en présence des présidents argentin, Alberto Fernández ; Bolivie, Luis Arce ; Chili, Gabriel Boric ; Colombie, Gustavo Petro ; Équateur, Guillermo Lasso ; Guyane, Irfaan Ali ; Paraguay, Mario Abdo Benítez ; Suriname, Chan Santokhi ; Uruguay, Luis Lacalle Pou et Venezuela, Nicolás Maduro. Le Pérou est représenté par le président du Conseil des ministres, Alberto Otárola.
Source : EFE