« Les Testaments : Des Filles de Galaad » : oppression et rébellion

« Les Testaments : Des Filles de Gilead », sorti sur Disney+ le 8 avril dans la continuité de « The Handmaid’s Tale », adapte le roman du même nom de Margaret Atwood et explore l’univers dystopique de la république fictive de Gilead du point de vue d’une nouvelle génération. Alors que la série originale se concentrait sur la perte des droits des femmes adultes, cet épisode examine l’endoctrinement de celles qui n’ont jamais connu un autre monde.

Contrairement à la première fiction, qui raconte l’histoire de June Osborne (Elizabeth Moss) à la première personne, cette suite adopte un récit choral centré sur trois figures féminines : Agnès (Chase Infiniti), fille d’un commandant et élevée au sein d’un régime étouffant ; Daisy (Lucy Halliday), une jeune femme qui arrive du Canada et garde un grand secret ; et tante Lydia (encore Ann Dowd), la redoutable instructrice.

Les protagonistes

Dans le rôle d’Agnès, Chase Infiniti offre un mélange d’innocence feinte, de discipline résignée et d’une curiosité qui se transforme en défi.

L’actrice, qui s’est récemment fait remarquer dans le film oscarisé One Battle After Another, a souligné dans des interviews que son personnage incarne « comment on lève le bandeau » sur quelqu’un qui cesse d’accepter la réalité qui lui a été imposée. Son Agnès est en outre la narratrice de l’histoire.

Daisy de Lucy Halliday, quant à elle, connaît la vie en dehors du régime et arrive à Gilead avec un double jeu : extérieurement, elle se comporte comme une bonne élève, mais, en réalité, elle est liée à Mayday, le mouvement rebelle qui tente de renverser le système.
Halliday a commenté que son personnage représente « le choc entre une liberté dont elle se souvient à peine et une oppression qui l’entoure immédiatement », ce qui lui donne un ton émotionnel très différent de celui d’Agnès.

Quant à tante Lydia, l’une des méchantes les plus complexes de la télévision récente, Ann Dowd a souligné dans diverses interviews que le personnage ici, bien qu’il reste une figure répressive, montre des manœuvres souterraines, des secrets et des décisions qui suggèrent sa propre stratégie au sein du système.

En conclusion

« Les Testaments… » est une suite digne de ce nom qui parvient à revitaliser une franchise qui semblait avoir épuisé son discours. Elle n’a pas le pouvoir brut et transformateur de la première saison de l’original, mais elle propose une réflexion nécessaire sur la chute des régimes autoritaires et le rôle de la résistance interne.

Sa plus grande réussite est son changement de ton. Alors que la série originale plongeait dans un cycle de traumatismes et de douleurs visuelles que de nombreux critiques qualifiaient de « torture pornographique », ce nouvel opus se concentre sur le suspense politique.

Les sept premiers chapitres de « Les Testaments… » sont désormais disponibles sur Disney+, qui diffuse les épisodes tous les mercredis. L’épisode 10, la finale de la saison, sera diffusé le 27 mai.