Les véhicules motorisés ont une réglementation municipale

Pour des milliers d’habitants de Caracas, la moto est plus qu’un véhicule ; C’est l’outil de travail, le moyen de transport pour rentrer chez soi et la solution au trafic caractéristique de la capitale. Ce dynamisme est devenu un défi tant pour les automobilistes que pour le reste des habitants, car il y a des personnes qui sur deux roues ne respectent pas le code de la route et provoquent des accidents, des obstacles sur la route, des nuisances sonores et d’autres conséquences.

La Mairie de la municipalité Libertador de Caracas a intensifié le contrôle du respect de l’Ordonnance pour la coexistence citoyenne, la civilité et la justice de paix communautaire, un instrument juridique qui vise à garantir que la rue soit un espace sûr pour tous les citoyens.

Actes irréguliers

L’ordonnance de coexistence prévoit des règles de circulation spécifiques pour les véhicules motorisés. L’article 21 détaille les actes répréhensibles commis par les conducteurs de motos et rappelle que le port d’un casque de sécurité est obligatoire tant pour le conducteur que pour le passager.

Cette section va au-delà de la protection personnelle. Il est composé de 10 chiffres qui impliquent l’interdiction de circuler sans le bon fonctionnement des mécanismes de commande de la moto ; ni avec des lumières ou des accessoires qui ne correspondent pas au design original de la moto, notamment ceux qui éblouissent ou gênent la vision des autres conducteurs.

L’ordonnance interdit catégoriquement la circulation des motos dans les espaces piétonniers tels que les trottoirs, les boulevards, les places et les pistes cyclables. La conduite en sens inverse de la voie de circulation et les méandres ou les changements fréquents entre les voies sont également pénalisés.

Dans la section six, effectuer des pirouettes, des sauts ou des jongleries sur les routes est classé comme usage abusif et irresponsable. Le texte se concentre sur l’excès de passagers et de marchandises, ainsi que sur le transport de matières dangereuses qui mettent la communauté en danger.

Comportement offensant

Selon l’article 20 de l’ordonnance de coexistence, sept actes contraires à la circulation et au transport sont considérés comme des comportements illicites liés à la loi spéciale qui régit la matière.

Il s’agit notamment de la conduite sous l’influence de boissons alcoolisées et de substances narcotiques ; avec des appareils bruyants qui troublent la paix ; utilisation inappropriée du téléphone au volant, à l’exception du mains libres ou du haut-parleur ; voyager avec des appareils, accessoires ou lumières qui ne correspondent pas à la conception originale du véhicule ; traverser les rues à des endroits autres que ceux balisés, entre autres.

De plus, dépasser la capacité du nombre de passagers dans les unités de transport publiques et privées, y compris les véhicules motorisés.

Sanctions et amendes

L’ordonnance sur la coexistence est claire en ce qui concerne les conséquences de la commission d’infractions. Les sanctions sont conçues pour générer un impact à la fois économique et éducatif. En cas de violation de l’une de ces réglementations, vous risquez des sanctions ou des amendes calculées sur la base de la devise ayant la valeur la plus élevée établie par la Banque centrale du Venezuela. Selon la gravité, les amendes peuvent aller de 30 à 100 fois le taux de change officiel.

Dans de nombreux cas, l’autorité peut remplacer ou compléter l’amende par des heures de travaux d’intérêt général. Le contrevenant doit effectuer un ou deux des travaux communautaires établis dans l’ordonnance. Cela comprend le nettoyage des espaces publics, la peinture des bordures, le soutien aux brigades scolaires, entre autres.

L’une des mesures les plus couramment appliquées est la rétention temporaire du véhicule pendant que le conducteur suit un cours de sensibilisation routière dispensé par les forces de police chargées de faire respecter les règlements municipaux.

En cas de récidive ou de délits graves, comme la conduite sous l’emprise de l’alcool ou sans papiers, la moto pourra être envoyée dans un parking judiciaire.

Conscience

Selon les rapports, le ministère public a précisé qu’en 2025, sur le nombre total d’accidents de la route, près de 18 000 ont été causés par des automobilistes contrevenants.

Au début de l’année dernière, l’Institut National des Transports Terrestres et d’autres organismes de sécurité publique ont été déployés pour soutenir le programme de prévention routière Drive for Life, promu par le ministère public, qui vise à donner des conférences, à réaliser des exercices et d’autres activités de sensibilisation.

Ces derniers jours, le procureur général de la République, Tarek William Saab, a déclaré que, grâce au programme Drive for Life, 36 616 violations de véhicules avaient été enregistrées, dont 30 789 concernaient des véhicules à moteur. Il a déclaré qu’ils ont travaillé dur pour éviter les décès dans les accidents de la route, en collaboration avec la Police nationale bolivarienne.

La législation en détail

  • Obstruction automobile. L’Ordonnance pour la coexistence citoyenne, la civilité et la justice de paix communautaire de la municipalité Libertador de Caracas considère dans son article 19 comme un comportement délictueux le stationnement de véhicules à moteur à deux roues ou plus sur des trottoirs ou des sentiers piétonniers ; De même, aux sorties de secours ou aux entrées principales des centres de santé, des centres éducatifs, des institutions officielles, des garages et des parkings publics ou privés.
  • Sanction. Au paragraphe 9 de l’article 11 de l’ordonnance, elle est définie comme la mesure coercitive imposée aux contrevenants pour non-respect ou violation des réglementations municipales.
  • Sensibilisation citoyenne. À l’article 11, on entend l’ensemble des principes, normes et valeurs qui régissent les individus d’une communauté, qui génèrent un sentiment d’appartenance, favorisent le progrès, facilitent la coexistence pacifique, encouragent le respect du patrimoine commun et la reconnaissance des devoirs et des droits des citoyens.
  • Travaux communautaires. Il s’agit de tâches qui visent à former le contrevenant, à corriger son comportement et à réparer les dommages causés.