Le Brésil

Liberté d’information journalistique et démocratie

Image d'illustration : liberté d'information journalistique.  Image : Pexels.com/Donald Tong.
Image : Pexels.com / Donald Tong

Savez-vous ce qu’est la liberté d’information journalistique ?

Point IX du Constitution fédérale de 1988établit qu’il est libre expression des activités intellectuelles, artistiques, scientifiques et de communication, indépendamment de la censure ou de la licence.

Inséré dans le concept de communication, le liberté d’information journalistique constitue une garantie fondamentale de la République fédérative du Brésil.

Dans ce texte, politisez ! approfondira le sujet et expliquera ce qu’est la liberté d’information journalistique et pourquoi elle est l’un des piliers d’une démocratie.

Qu’est-ce que la liberté d’information journalistique ?

La Constitution fédérale de 1988 a un chapitre consacré à la « communication sociale ». L’article 220 établit que :

De l’art. 220. La manifestation de la pensée, de la création, de l’expression et de l’information, sous quelque forme, procédé ou véhicule que ce soit, ne subira aucune restriction, sous réserve des dispositions de la présente Constitution.

Il est également important de souligner les règles contenues aux §§ 1 et 2 de l’article 220 :

§ 1 Aucune loi ne peut contenir une disposition susceptible de constituer un obstacle à la pleine liberté de l’information journalistique dans tout véhicule médiatique, dans le respect des dispositions de l’art. 5ème, IV, V, X, XIII et XIV.

§ 2º Toute censure à caractère politique, idéologique et artistique est interdite.

En vertu de la Constitution fédérale de 1988, la liberté d’information journalistique est plus que la simple liberté de la presse, car elle est liée aux publications dans la presse écrite.

Le droit est que le liberté d’information journalistique atteint toute forme de propagation de nouvelles, commentaires et opinions par tout moyen de communication sociale.

La raison d’être de la liberté d’information journalistique n’est pas de protéger le propriétaire de l’entreprise journalistique ou le journaliste lui-même. Ainsi, leur liberté n’existe et n’a raison d’exister que pour garantir à tous les individus la droit d’obtenir des informations correctes et impartiales.

En d’autres termes, la liberté dominante est la liberté d’accéder à l’information et aux sources d’information.

Le propriétaire du journal et le journaliste ont également le droit à la liberté d’exercer leur profession, mais, plus que le droit à la liberté, ils ont le droit obligation d’informer la communauté sur les événements de manière objective, sans altérer la vérité des faits ni en modifier le sens originel. Sinon, il n’y aurait pas d’information, seulement de la désinformation.

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Pourquoi la liberté d’information journalistique est-elle importante pour la démocratie ?

La presse écrite, parlée, télévisée et maintenant, de nos jours, numérisée se caractérise par le fait d’être un puissant instrument de formation de l’opinion publique.

C’est pourquoi on adopte aujourd’hui l’idée que la presse a une fonction sociale qui consiste, d’abord, à transmettre aux pouvoirs constitués ce qu’est la pensée et la volonté populaires, se plaçant presque comme un quatrième pouvoir.

Par ailleurs, la presse rôle défensif contre les excès et abus de pouvoir et exerce un contrôle sur l’activité politique et administrative.

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Du Classement mondial de la liberté de la presse

Depuis 2002, l’ONG « Reporters sans frontières – RSF » publie annuellement un classement mondial de la liberté de la presse, qui constitue un outil de plaidoyer sur la base des principes d’émulation entre Etats (Pays).

L’objectif des travaux menés par l’ONG est d’évaluer la situation de la liberté d’information journalistiquedans 180 pays, évaluation basée sur l’appréciation de la pluralismedonne indépendance des médiasdonne qualité du cadre législatif et donne sécurité des journalistes.

Selon les informations diffusées par l’ONG, un index global et des index par continent sont établis, qui permettent d’évaluer la performance générale des pays en matière de liberté de la presse.

L’indice mondial est le résultat de la moyenne des indices régionaux. Les indices régionaux sont obtenus en faisant la moyenne des résultats des pays d’une zone géographique donnée, pondérés par la taille de la population de chaque pays, sur la base des données de la Banque mondiale.

Ainsi, le degré de liberté de l’information journalistique dans chaque pays est mesuré à travers les réponses à un questionnaire préparé par l’ONG et complété par des spécialistes du domaine.

A partir de là, les réponses au questionnaire aboutissent à un bilan quantitatif des cas de violences commises contre les journalistes.

Le questionnaire est composé de 87 questions, réparties selon les thèmes suivants : pluralisme, indépendance des médias, environnement médiatique et autocensure, législation régissant le secteur, transparence et qualité des infrastructures qui soutiennent la production d’informations.

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Carte de la liberté de la presse

Selon ces critères, l’ONG crée la « Press Freedom Map » qui donne un aperçu des résultats obtenus par chacun des pays présents dans le classement.

Les classements sont établis comme suit :

  • Blanc: bonne situation (0 à 15 points)
  • Jaune: situation relativement bonne (15,01 à 25 points)
  • Orange: situation délicate (25,01 à 35 points)
  • Rouge: situation difficile (35,01 à 55 points)
  • Le noir: situation grave (55.01 à 100)

Comme l’image ci-dessous, en 2021, le Brésil a reçu le classement rouge, c’est-à-dire une situation difficile.

Classement mondial de la liberté de la presse 2021. Carte : Reporters sans frontières.
Classement mondial de la liberté de la presse 2021. Carte : Reporters sans frontières.

Dans le classement composé de 180 pays, le Brésil occupe la position de numéro 111 avec 36,25 points. Par rapport à l’enquête 2020, le Brésil a régressé de 4 positions, ajoutant 2,20 points au score global.

Situation des journalistes au Brésil

Selon les informations diffusées par l’ONG, le Brésil continue d’être un pays violent pour les journalistes, avec de nombreux cas d’assassinats dus à la profession recensés.

Il est important de noter que dans la plupart des cas, les victimes couvraient des affaires liées à la corruption, à l’ordre public ou au crime organisé dans les petites et moyennes villes, où elles sont les plus vulnérables.

Selon l’ONG, le travail de la presse brésilienne est devenu complexe sous le gouvernement de Jair Bolsonarodu fait des insultes, diffamations, stigmatisations et humiliations des journalistes, qui sont devenues la marque de fabrique du président.

Les 10 premiers pays du classement, qui ont reçu un classement blanc, c’est-à-dire qui connaissent une bonne situation, sont, dans cet ordre : la Norvège, la Finlande, la Suède, le Danemark, le Costa Rica, les Pays-Bas, la Jamaïque, la Nouvelle-Zélande, le Portugal et Suisse.

Parmi les pires, qui ont reçu une classification noire, c’est-à-dire qui vivent dans une situation grave, et occupent les dernières positions, dans cet ordre, sont : Cuba, Laos, Syrie, Iran, Vietnam, Djibouti, Chine, Turkménistan, Corée du Nord et l’Érythrée. .

Alors, avez-vous mieux compris ce qu’est la liberté d’information journalistique et sa relation avec la démocratie ? Écrivez dans les commentaires!

Références:

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