L’Iran condamne la menace américaine de réimposer des sanctions au Venezuela

L’Iran condamne la nouvelle menace des États-Unis contre le Venezuela et réitère que « l’utilisation des sanctions comme une arme » viole les principes du droit international, a déclaré jeudi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Naser Kanani.

« L’utilisation des sanctions comme arme par les Etats-Unis contre d’autres pays viole les droits des gouvernements et des nationaux, les droits de l’homme et les principes du droit international », a souligné Kanani face aux menaces de Washington de reprendre les embargos unilatéraux contre le pétrole et le pétrole. industrie minière du Venezuela, rapporte Hispan TV.

De même, le porte-parole de la diplomatie persane a clairement indiqué que le recours à des mesures coercitives unilatérales ne fera que renforcer la volonté des pays souverains de contrecarrer, ensemble, les politiques interventionnistes des États-Unis.

« Recourir à de telles mesures équivaut à une ingérence directe dans les affaires intérieures des pays et à une violation de la Charte des Nations Unies, leur maintien augmentera donc la volonté et la coopération des pays indépendants pour résister à de telles politiques interventionnistes », a ajouté Kanani.

Pour sa part, le ministre des Affaires étrangères Yván Gil a remercié l’Iran pour son soutien au pays, ce qui s’ajoute aux condamnations exprimées de différentes parties du monde à l’attaque impériale.

« Le gouvernement frère de la République islamique d’Iran se joint à la condamnation mondiale des menaces impériales contre le Venezuela. « Solidarité mondiale en faveur de La Paz, merci ! », a publié Gil sur le réseau social X.

Les déclarations du diplomate persan interviennent après que les États-Unis ont annoncé mardi qu’ils « ne renouvelleraient pas » à partir d’avril une licence accordée en soutien à l’accord de la Barbade, conclu en octobre entre l’opposition et le gouvernement du président Nicolas Maduro, en réponse à la disqualification pendant 15 ans de la candidate de l’opposition à la présidentielle, María Corina Machado, pour tentative de coup d’État.

Le gouvernement vénézuélien a décrit cette menace comme une ingérence manifeste dans les affaires intérieures et une nouvelle tentative de déstabiliser la politique et l’économie du pays.