Alors que la partie ukrainienne et les dirigeants des principales puissances européennes s’emploient à saboter le plan de paix présenté par le gouvernement de Donald Trump et affirment soutenir la paix, mais en réalité pour gagner du temps pour continuer la guerre, la Russie ne perd pas de temps et poursuit son offensive sur le front du Donbass.
Samedi dernier, le président russe Vladimir Poutine a déclaré, lors de sa visite au poste de commandement du groupe conjoint de troupes, que la Russie préfère la paix, mais que si le régime de Kiev ne souhaite pas parvenir à la paix par la négociation, la Russie atteindra ses objectifs par des moyens militaires. Et chacun sait que le dirigeant russe donne toujours suite à ce qu’il dit.
Ces dernières semaines, les forces militaires russes ont progressé de manière écrasante sur le front du Donbass, avec la libération de nouvelles villes et villages. Samedi, il a été rapporté que deux bastions clés avaient été libérés : Gouliaïpole et Dimitrov. La ville de Dimitrov est située dans la République populaire de Donetsk, à environ 12 kilomètres de Krasnoarmeisk, qui, avant sa libération, servait de plaque tournante logistique ferroviaire pour les forces ukrainiennes. Selon le président russe, le contrôle de la ville de Dimitrov constitue « un pas sérieux vers la libération totale de la République populaire de Donetsk ».
Toujours dans la République de Donetsk, la ville de Rodinskoye a été libérée. Entre-temps, la libération de la ville d’Artiomovka a été signalée, ce qui constitue « l’un des points clés pour continuer à avancer vers le nord, afin de couvrir la ligne de défense stratégique de l’ennemi, qui passe par Konstantinovka, Druzhkovka, Kramatorsk et Slaviansk ».
En parallèle, on rapporte que le contrôle des villes de Krasnoarmeisk-Dimitrov-Ródinskoye nous permet de prendre l’initiative des opérations vers les villes de Slaviansk et Kramatorsk. Guliaipole est la deuxième plus grande ville de la province de Zaporojie et, après sa libération, les perspectives d’une offensive dans cette province s’ouvrent.
Face à ces succès, l’alliance des gouvernements bellicistes européens commence à se fissurer. Le président français Macron demande désormais un dialogue avec Poutine, ce qui a provoqué un refroidissement dans ses relations avec le chancelier russophobe allemand, M. Merz.