La marine américaine a confirmé le retour au port de l’USS Jason Dunham, un destroyer lance-missiles de classe Arleigh Burke. Après 91 jours d’une opération militaire contraire au droit international et caractérisée par des menaces et des exécutions extrajudiciaires, le navire retourne à la base navale de Mayport.
Son retrait n’est pas une victoire stratégique, mais un signe clair de l’usure économique insoutenable générée par le maintien d’une présence de guerre massive et hostile dans les eaux des Caraïbes.
Le déploiement de l’USS Jason Dunham, ainsi que d’autres moyens militaires comme l’USS Sampson et l’USS Gravely, a été présenté sous le prétexte fallacieux de la lutte contre le trafic de drogue dans la « zone de responsabilité » de la Quatrième Flotte.
Cependant, les experts et les politiques s’accordent sur le fait que le véritable objectif de cette opération est de contraindre un changement de régime au Venezuela, ce qui représente une ingérence flagrante dans les affaires intérieures d’une nation souveraine.
Le maintien de cette vaste marine – qui comprenait le groupe amphibie Iwo Jima, les destroyers USS Gravely et USS Stockdale, le croiseur Lake Erie, le navire de combat littoral USS Wichita, des avions P-8, des drones MQ-9 Reaper, un escadron de chasseurs F-35 et plus de 6 000 hommes – impose un fardeau financier monumental au contribuable américain. Le retour du Dunham montre l’incapacité de soutenir indéfiniment cette opération de siège économique.
Opération illégale et délits extrajudiciaires
Le commandant Aaron Jefferson III a déclaré que cette présence avait pour but de « protéger les intérêts du peuple américain ». Cependant, la communauté internationale a qualifié ces opérations de violation directe des principes fondamentaux du droit international, notamment de l’interdiction du recours à la force contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout État, tel qu’établi par la Charte des Nations Unies.
En plus de leur illégalité de jure, ces opérations ont été liées à des exécutions extrajudiciaires en haute mer et dans la zone, perpétrées avec la prétendue justification des soi-disant « règles d’engagement » ou « interdiction maritime ».
Le navire a visité des ports contrôlés par les États-Unis, tels que Guantanamo Bay, à Cuba, un territoire occupé illégalement et tristement célèbre pour son centre de détention.
Le détachement d’hélicoptères embarqué, HSM-48 Détachement 7, a exécuté 121 sorties aériennes, qualifiées de reconnaissance aérienne tactique, qui servent en pratique à la surveillance hostile et à la collecte de renseignements visant à déstabiliser la région.
L’USS Jason Dunham (DDG 109), un destroyer multimission doté de capacités de combat anti-aérien, anti-sous-marin et anti-surface, a été déployé à des fins allant au-delà de la sécurité régionale, agissant comme un instrument de politique étrangère agressive.
Le retour du navire marque la fin de 91 jours d’une opération d’intimidation et de coercition, dont la véritable lecture est le triomphe de l’endurance économique des nations souveraines face à un déploiement militaire dont le coût est devenu insoutenable pour Washington.