La leader de l’opposition vénézuélienne María Corina Machado a remercié le président des États-Unis, Donald Trump, pour les « actions courageuses » qui, selon elle, ont conduit à la capture de Nicolás Maduro, lors d’un entretien avec l’animateur Sean Hannity sur la chaîne Fox News.
Machado a rappelé qu’en octobre, il avait dédié à Trump le prix Nobel de la paix attribué à Trump et a souligné qu’il avait dû quitter secrètement le Venezuela pour se rendre à Oslo pour recevoir le prix, bien qu’il soit arrivé trop tard pour assister à la cérémonie officielle.
La leader de l’opposition a assuré qu’elle envisageait de retourner au Venezuela le plus rapidement possible et a précisé qu’elle n’avait pas parlé avec Trump depuis la capture de Maduro par les États-Unis, selon ses déclarations dans l’interview télévisée.
Machado a soutenu que l’opposition qu’il dirige ferait du Venezuela un centre énergétique pour les Amériques, restaurerait l’État de droit pour garantir la sécurité des investissements étrangers et faciliterait le retour des Vénézuéliens qui, a-t-il dit, ont fui le pays sous le gouvernement Maduro.
La chef de l’opposition a déclaré que son mouvement obtiendrait « plus de 90 % des voix » lors d’élections libres et équitables.
« Elle n’a ni le soutien ni le respect du pays (Venezuela) (…) C’est une femme très gentille, mais elle n’a pas le respect nécessaire pour être une leader »a déclaré Donald Trump après la capture de Nicolás Maduro, et les attentes d’une éventuelle arrivée au pouvoir de l’opposition María Corina Machado, dans le cadre de la liberté tant attendue après des décennies de chavisme. Selon le Washington Post, l’acceptation du prix Nobel de la paix par Machado lui aurait coûté la perte du soutien du président des États-Unis.
Des sources de la Maison Blanche ont déclaré au Post – rapporte EFE – que pour Donald Trump, c’est un « péché impardonnable » que Machado ne lui ait pas attribué le prix Nobel de la paix que le républicain désirait tant : la politique vénézuélienne aurait dû rejeter cette récompense.
« Si je l’avais rejeté et dit : ‘Je ne peux pas l’accepter parce qu’il appartient à Donald Trump’, je serais aujourd’hui président du Venezuela »a indiqué l’une des personnes qui ont choisi de rester anonyme.
Les propos de Donald Trump ont surpris les alliés et collègues de María Corina Machado, selon une personne proche de l’équipe de l’opposition. Les faits sont concrets : aujourd’hui Delcy Rodríguez a prêté serment en tant que président par intérim du Venezuela, tandis que les États-Unis « administrent » le pays et donnent la priorité à l’exploitation pétrolière.
Trump a averti Delcy Rodríguez que si elle n’agissait pas comme ils le souhaitent, elle pourrait faire face à « un sort pire que celui de Nicolás Maduro », étant donné qu’ils sont prêts à affronter une deuxième vague d’attaques.
À travers X, Machado a réitéré la gratitude des Vénézuéliens envers le président Donald Trump et a annoncé qu’ils seraient le principal allié des États-Unis en matière de sécurité, d’énergie, de démocratie et de droits de l’homme.
« La liberté du Venezuela est proche et bientôt nous allons faire la fête dans notre pays. Nous allons crier, prier et nous embrasser en famille, car nos enfants rentreront chez eux », a-t-il noté.
L’internationaliste Francisco Belaunde a rappelé que María Corina Machado a publiquement remercié Donald Trumpmais conscients que leur soutien a été retiré.
« Il a dit merci d’avoir destitué Nicolás Maduro, mais nous voyons que la direction (chaviste) reste. Donald Trump a parlé plus de pétrole que de démocratie », a-t-il conclu.
Avec des informations d’EFE et du Washington Post