Milei applique des politiques de contrôle de l’immigration basées sur celles de Donald Trump

Le gouvernement de Javier Milei a officialisé ce vendredi, par la résolution 551/2026, le soi-disant Programme de sécurité migratoire. Cette mesure établit un système de contrôle qui renforce les capacités des forces de sécurité fédérales.

Le décret accorde de larges pouvoirs opérationnels à la police fédérale, à la gendarmerie nationale, à la préfecture navale et à la police de sécurité aéroportuaire pour intervenir dans les tâches de renseignement, de persécution et de détention des étrangers.

Cette politique adopte le modèle de surveillance et d’expulsion promu par l’administration de Donald Trump aux États-Unis. Le système copie les stratégies mises en œuvre par des agences américaines, telles que l’ICE, pour identifier et traiter les personnes sans papiers appropriés.

Le ministère de la Sécurité cherche à coordonner des actions conjointes avec la Direction nationale des migrations pour accélérer l’expulsion des étrangers soupçonnés, même de ceux qui entrent en tant que touristes.

Critiques et tensions sur les droits de l’homme

La mise en œuvre de ce programme génère le rejet dans divers secteurs sociaux et politiques du pays. L’Église catholique argentine a exprimé son inquiétude lors du Tedeum du 25 mai et lors des réunions ultérieures des évêques.

Les représentants ecclésiastiques ont remis en question la finalité des opérations et ont suggéré que ces actions répondent principalement à des objectifs de communication politique plutôt qu’à une gestion efficace des droits fondamentaux des personnes.

Les critiques préviennent que le durcissement administratif accroît l’incertitude pour les étrangers résidant sur le territoire national. Ces changements rendent difficile l’accès aux processus de régularisation, aux services de santé de base, à l’éducation et à l’emploi formel.

Les secteurs sociaux dénoncent que la mesure institutionnalise une persécution systématique contre la population migrante, s’éloignant des normes internationales de protection des droits.

Position officielle concernant le contrôle de l’immigration

L’Exécutif défend l’initiative comme un outil essentiel pour améliorer la sécurité nationale. Le ministère de la Sécurité affirme que le nouveau système garantit le strict respect de la réglementation en vigueur. Selon la position officielle, cette gestion optimise le contrôle des flux migratoires et renforce la capacité de l’État à lutter contre les activités criminelles dans le pays.

Le gouvernement soutient que la création d’unités spécifiques au sein des forces fédérales fournit un cadre formel à la surveillance territoriale.

Les autorités soulignent que la mesure permet de réagir rapidement à toute irrégularité administrative. Malgré les accusations de divers secteurs, l’administration maintient son engagement dans l’application de ces nouveaux pouvoirs pour le contrôle et l’éventuelle expulsion des étrangers.