Récemment, l’Institut national de la santé a publié son dernier rapport sur les chiffres des infections palustres dans le pays. déclencher des alarmes en raison de l’évidence d’une augmentation considérable.
Le bilan de la dernière semaine épidémiologique a révélé 1.915 nouveaux cas de paludisme, portant le chiffre cumulé à 96 156, dont 94 544 cas de paludisme simple et 1 612 cas de paludisme compliqué.
Selon le ministère de la Santé, l’infection à Plasmodium vivax prédomine actuellement dans le pays avec 63,2% (60 785), suivie par Plasmodium falciparum avec 35,7% (34 365), et l’infection mixte avec 1,0% (1 006). La même entité indique qu’aucune source de Plasmodium malariae n’a été trouvée.
Les experts soulignent que cette situation est due au fait que le pays présente des caractéristiques éco-épidémiologiques idéales pour la propagation de ce type d’infections, notamment dans les zones rurales. Cela expose 60 % de sa population à risque de les contracter.
Le rapport révèle que Les départements les plus touchés par la maladie sont Chocó (35,2 %), Antioquia (16,6 %), Cordoue (15,9 %) et Nariño (8,7 %). Au niveau municipal, les zones les plus touchées sont identifiées, contribuant à 75,6% des cas.
En réponse à cette situation critique qui existe actuellement dans le pays, le ministère de la Santé a publié la résolution n° 2073 de 2023, qui représente une mise à jour significative des directives techniques et opérationnelles du Programme national de prévention, de contrôle et d’élimination du paludisme.
Cette résolution aborde une variété d’aspects essentiels. Parmi eux, il y a la nécessité impérative de caractériser un réseau de diagnostic du paludisme dans les communesla participation active aux évaluations des performances, ainsi que l’obligation de soumettre des rapports mensuels consolidés à l’Institut national de la santé (INS).
L’un des points forts est l’introduction des collaborateurs volontaires (ColVol), une stratégie innovante conçue pour renforcer les soins dans les zones ayant un accès limité aux services de santé. Cet ensemble de mesures vise à optimiser l’efficacité du programme et à améliorer la gestion globale du paludisme dans le pays.
De plus, un Comité consultatif technique sur le paludisme (CTAM) composé d’un groupe indépendant d’experts chargé de conseiller le ministère de la Santé dans les décisions en la matière.
Ce qu’il faut savoir sur le paludisme
La Organisation mondiale de la SANTE (OMS) définit le paludisme comme une maladie causée par le parasite Plasmodium, qui se transmet par la piqûre d’un moustique infecté et, si elle n’est pas traitée à temps, pourrait entraîner de graves complications et entraîner la mort.
Les symptômes les plus courants de la maladie comprennent : anémie, selles sanglantes, frissons, fièvre, transpiration, convulsions, coma, jaunisse, maux de tête, douleurs musculaires, nausées et vomissements.
La plupart de ces symptômes sont causés par la libération de mérozoïtes dans la circulation sanguine, la destruction des globules rouges et de grandes quantités d’hémoglobine libérées dans la circulation après la rupture des globules rouges. ce qui peut endommager d’autres organes comme les reins.
La même entité souligne que le paludisme, notamment celui provoqué par le parasite Plasmodium falciparum, constitue une urgence qui nécessite une hospitalisation et un traitement médical. La chloroquine est souvent utilisée comme médicament antipaludique ; cependant, Les infections résistantes à la chloroquine sont courantes dans certaines régions du monde.