Samedi soir au Poliedro de Caracas, ce n’était pas un simple concert ; C’était un exorcisme émotionnel ; C’était un rituel d’amour. Entre larmes, mariachis et un sentiment qui a débordé le Coso de la Rinconada, Natalia Jiménez a marqué une étape importante en jouant dans le premier grand spectacle international de 2026 au Venezuela avec la clôture de sa tournée La Jiménez.
Ce qui a commencé comme une « soirée karaoké » s’est terminé avec l’artiste visiblement émue devant un public qui ne la laissait pas repartir.
Le point culminant est venu avec « Je crois en moi ». Sous la coupole, le rugissement de milliers de voix a submergé la sonorisation, provoquant l’arrêt de l’artiste, ému. Entre sourires nerveux et larmes qui coulaient sur son visage sans filtre, Jiménez s’est agenouillé pour embrasser la tribune vénézuélienne, un geste de gratitude presque religieux envers le pays qui, selon ses mots, est celui qui « fait le plus de bruit » et lui a donné le plus de joie.
Il y eut place à une tendresse inattendue lorsqu’il fit monter sur scène un petit fan qui, rompant le scénario, demanda à chanter « La Macarena », provoquant l’un des rares rires de la soirée.
Cependant, l’ombre du souvenir est revenue avec l’hommage rendu à sa collègue décédée, Yeison Jiménez, et Natalia s’est alors complètement effondrée, ayant besoin des encouragements du public pour se ressaisir.
Entre des lectures labiales qui disaient « comme c’est beau » et des mains pressées contre sa poitrine, Jiménez a donné le micro à ses centaines de followers. Même si la « fausse fermeture » est venue avec « Le soleil ne revient pas », le sentiment d’un adieu plus profond restait latent dans chaque regard perdu de la chanteuse vers ses fidèles.
Avec « Le Roi », de José Alfredo Jiménez, et « Caray » de Juan Gabriel, comme chants d’adieu, Caracas a été témoin du jour où Jiménez a rendu son âme et a embrassé la terre qui l’a fait géante.
La haute qualité des installations du Poliedro de Caracas et la gentillesse dont fait preuve son personnel à tout moment méritent un point particulier. De même, la production impeccable d’Invershow pour un événement qui a laissé électricité et nostalgie parmi les participants.