Le 28 juillet 2025, quelque chose de non publié a secoué la sphère politique et morale israélienne: l’ONG B Zelem, l’une des organisations de défense des droits de l’homme les plus reconnues du pays, a publié un rapport intitulé «Notre génocide» dans lequel il accuse l’État d’Israel lui-même à commettre un génocide contre la population palestinienne de Gaza.
L’importance de ce document n’est pas seulement dans son contenu dévastateur, mais à son origine: pour la première fois, une entité israélienne, qui opère à partir de Tel Aviv et avec le personnel israélien, utilise le terme génocide pour décrire les actions de votre gouvernement.
Le directeur exécutif de B Zelem, Yuli Novak, était clair: « La réalité nous laisse plus d’options que de reconnaître la vérité: Israël commet un génocide contre les Palestiniens de la bande de Gaza ». Avec cette déclaration, il a brisé un tabou profondément enraciné dans la société israélienne, où le récit officiel justifie l’offensive en tant que défense contre le Hamas.
Dans un pays où les organisations critiques sont généralement soumises à une persécution politique, la publication de ce rapport signifie un acte de défi qui transcende le débat interne. Ce n’est pas une plainte de l’étranger, ni une accusation faite par des gouvernements hostiles, mais une voix israélienne qui reconnaît, avec une documentation détaillée, que son propre État commet le crime le plus grave reconnu par le droit international.
Deux ans d’horreur documentée
Le rapport 88-PAGE est le résultat d’une enquête de près de deux ans qui couvre la période d’octobre 2023 à la mi-2025. Bwtemelem analyse l’offensive militaire israélienne contre Gaza dans le cadre d’une politique planifiée et exécutée avec l’intention de détruire totalement ou partiellement la société palestinienne dans l’enclave.
L’ONG décrit les «mesures coordonnées et délibérées» qui incluent:
- Massacres directs contre les civils.
- Attaques contre les hôpitaux, les écoles et les marchés.
- Restrictions extrêmes à l’entrée de l’aide humanitaire.
- Destruction systématique des infrastructures électriques, de l’eau et de l’assainissement.
- Stratégies de déplacement forcé.
Chaque section est soutenue par des photographies, des vidéos, des témoignages directs et des déclarations publiques de dirigeants israéliens qui, selon B Wselem, constituent une preuve de la preuve de intention génocidaire en vertu de la Convention pour la prévention et la sanction du crime de génocide de 1948.
La santé et la faim s’effondrent comme des armes de guerre
Le rapport consacre une attention particulière au secteur de la santé, dont la destruction considère un axe central de l’offensive. Sur les 36 hôpitaux de Gaza, au moins 33 ont été hors service ou gravement endommagés. Plus de 1 800 agents de santé sont décédés, le résultat des attentats à la bombe, des arrestations ou des conditions de travail impossibles.
B
Un autre axe est l’utilisation de la faim comme arme. Le blocage alimentaire et la destruction des cultures ont réduit la production locale à moins de 30% des nécessaires pour soutenir la population. La famine s’est étendue à un niveau qui, selon le rapport, « n’est plus un effet collatéral, mais un objectif militaire ».
Rhétorique et procès d’intention
La dernière section du document recueille des déclarations de positions politiques et militaires élevées qui parlent de « écraser » ou « effacer » Gaza, des expressions qui, selon B Zelem, prouvent l’existence d’une intention claire de détruire un groupe national ou total national.
Pour l’ONG, ces expressions ne sont pas de simples chiffres rhétoriques: ils sont soutenus par des politiques concrètes, des exécutions militaires et des décisions administratives qui recherchent, selon les mots du rapport, « pour rendre la vie palestinienne irréalisable à Gaza et, finalement, éliminer sa population en tant qu’entité sociale ».
Réactions: un tremblement de terre politique et moral
L’impact du rapport a été immédiat. Le bureau du Premier ministre de Netanyahu a décrit le document «Accusation non fondé» et l’a formulé comme un acte politique contre l’État en temps de guerre. Cependant, les organisations internationales le considéraient comme une étape importante, car l’accusation vient d’Israël lui-même, ce qui désarme l’argument selon lequel ces plaintes sont exclusivement de propagande ennemie.
Dans le sable judiciaire, le rapport ajoute du poids à l’affaire présentée par l’Afrique du Sud devant la Cour internationale de justice, qui enquête déjà sur Israël pour un présumé génocide.
Décennies d’apartheid
Yuli Novak souligne que l’offensive à Gaza ne peut être comprise sans les 75 années d’occupation et les politiques précédentes de l’apartheid. Le 7 octobre 2023, l’attaque du Hamas a été utilisée par le gouvernement pour justifier une escalade militaire qui, selon B Zelem, a dépassé tout cadre de défense légitime et est devenu une campagne d’extermination.
Le rapport prévient que la politique génocidaire pourrait être étendue à la Cisjordanie, où des modèles similaires de destruction des communautés, des déplacements forcés et de la violence contre les civils palestiniens sont déjà observés.