Nouveau modèle de santé pour les prisons : ce sont les changements dans la prise en charge des détenus

Avec la publication de la résolution 1099 de 2026, le ministère de la Santé a annoncé un changement dans la manière dont les soins médicaux sont prodigués aux personnes privées de liberté dans les prisons du pays.

Selon l’entité, ladite résolution « adopte le nouveau modèle de soins de santé pour les personnes privées de liberté (PPL) sous la garde, l’inspection et la surveillance de l’Institut national pénitentiaire et pénitentiaire (INPEC), abrogeant les résolutions 5159 de 2015 et 3595 de 2016 ».

Avec cette décision, le Gouvernement cherche à assurer aux détenus un meilleur accès aux services de santé, avec des soins plus rapides et mieux organisés au sein des établissements pénitentiaires.

« La mise à jour du modèle vise à renforcer la garantie du droit fondamental à la santé de cette population à travers des soins complets, continus et de qualité.basé sur la stratégie de Soins de Santé Primaires (SSP), l’articulation institutionnelle et le renforcement de la capacité de résolution au sein des établissements pénitentiaires », a détaillé le ministère de la Santé.

L’un des principaux changements est que désormais Les soins médicaux au sein des prisons seront renforcés et des outils tels que la télémédecine seront également utilisésafin que les médecins puissent assister aux consultations sans avoir à se déplacer.

Une prise en charge plus complète dans les prisons

Le ministère a expliqué que la mise en œuvre sera progressive, afin de ne pas affecter les soins que reçoivent déjà les détenus.

« Le nouveau modèle intègre des approches différentielles qui répondent aux caractéristiques et besoins spécifiques des personnes privées de liberté et des enfants de moins de trois ans vivant avec leur mère dans les centres de détention nationaux », a expliqué le ministère.

En outre, il cherche à améliorer la coordination entre les entités en charge des centres de santé et les centres pénitentiaires, afin de réduire les délais et de faciliter l’accès aux soins.

Selon le Gouvernement, cet ajustement « constitue une avancée significative dans la politique publique pénitentiaire et de santé carcérale du pays, en consolidant pour la première fois depuis 2015 un modèle structuré, global et différentiel qui répond à la fois aux mandats légaux actuels et aux ordonnances émises par la Cour Constitutionnelle ».

Afin d’organiser le processus, le ministère de la Santé a précisé que le modèle sera lancé progressivement, en cherchant à résoudre les échecs historiques tels que le manque de coordination et les obstacles à l’obtention des rendez-vous et des traitements à temps.