Pérou : 3 heures d’affrontements signalés à Arequipa

Ce jeudi à Arequipa, Ayacucho, sud du Pérou, il y a eu des affrontements entre manifestants ajoutés à la grève appelée ce jour par la Confédération générale des travailleurs du Pérou (CGTP) en signe de protestation pour exiger la démission de Dina Boluarte, chef de l’Etat nommé par le Congrès qui a destitué le président Pedro Castillo.

Selon des informations de la presse péruvienne, pendant trois heures, il y a eu un échange de tirs de plombs et de gaz lacrymogène par la police et l’armée, contre des pierres et des objets contondants des manifestants qui ont commencé par un barrage routier et après avoir été réprimés, ils sont entrés dans le installations aéroportuaires International Alfredo Rodríguez Ballón de Arequipa, qui est considérée comme la deuxième ville la plus importante du Pérou, juste derrière la capitale, où se déroule la soi-disant «Toma de Lima».

aéroport fermé

Le ministère des Transports et des Communications du Pérou (MTC) a signalé que l’aéroport international Alfredo Rodríguez Ballón, à Arequipa, avait temporairement suspendu ses opérations en raison des manifestations antigouvernementales qui se déroulaient dans la région.

Dans un communiqué, le MTC a expliqué que la suspension a commencé ce jeudi 19 janvier, à partir de 11 heures du matin, sans savoir quand l’aérogare desservira à nouveau.

L’institution a déclaré que cette suspension est effectuée « pour sauvegarder l’intégrité des citoyens et la sécurité des opérations aéronautiques », rapportent les médias péruviens. Nouvelles RPP.

« Nous rappelons aux passagers que le reprogrammation de leurs vols doit se faire par les voies officielles de leur compagnie aérienne », a détaillé le MTC.

La presse péruvienne, qualifiant les manifestants de « horde » et de « vandales », a enregistré des moments de violence qui se sont traduits, selon cette presse, par la destruction d’équipements spécialisés pour le fonctionnement de l’aérodrome.

L’agence de presse péruvienne andine Il a noté que « les forces de l’ordre » contenaient « la foule », mais que les manifestants avaient détruit « certaines antennes de réception, des feux de piste, des équipements et des systèmes de navigation aérienne hautement spécialisés ».

Pendant ce temps, des images recueillies par des agences internationales rendaient compte de l’ampleur de la violence dans cette ville, où la majorité des habitants se joignaient à la répudiation de Boluarte et du Congrès, tout en exigeant, depuis le limogeage de Castillo, la démission du président désigné, la dissolution du Parlement, de nouvelles élections comprenant une Assemblée constituante et la libération du président déchu ; qui est en état d’arrestation depuis le 7 décembre accusé de sédition présumée.