60 pour cent des Équatoriens jugent mauvaise ou très mauvaise la gestion du président Daniel Noboa, tandis que 38 pour cent la jugent positive, selon une enquête du Centre de recherche et d’études spécialisées (Ciees).
L’étude a été réalisée en février 2026 à Quito et Guayaquil prévient que ces données reflètent plus une stagnation que une force, soulignant que l’approbation « résiste, mais ne grandit pas ».
La confiance dans le gouvernement, quant à elle, s’élève à 27 pour cent, tandis que la méfiance dépasse 60 pour cent des personnes interrogées.
Interrogés sur la meilleure chose que le président ait faite, 48 pour cent ont répondu « rien » et seulement 49 pour cent ont identifié une gestion positive, principalement associée à la sécurité.
En revanche, 78 pour cent ont souligné certains aspects négatifs de l’administration et 20 pour cent ont parlé d’une mauvaise gestion en termes généraux, que l’étude définit comme un « déficit d’étapes reconnaissables » dans le discours gouvernemental.
L’ambiance sociale reste négative, avec 72 pour cent des personnes interrogées jugeant la situation du pays mauvaise ou très mauvaise, contre moins de 30 pour cent qui la considèrent comme bonne ou très bonne.
En ce qui concerne les attentes à court terme, 84 pour cent pensent que dans six mois l’Équateur sera le même ou pire, tandis que l’optimisme est passé de 25 pour cent en janvier à 12 pour cent en février, indique l’enquête.
L’insécurité domine les préoccupations des citoyens, suivie par le mauvais gouvernement ou la corruption et l’économie.
L’enquête a été réalisée les 21 et 22 février 2026, grâce à des entretiens en face-à-face avec 820 personnes de plus de 16 ans à Quito et Guayaquil, avec un niveau de confiance de 95 pour cent et une marge d’erreur de plus ou moins quatre pour cent.