Aujourd’hui, c’est jour férié pour la Coupe du monde de football. Eh bien, ils le sont tous, mais surtout dans les prochaines heures, trois grands prétendants au trône, le Portugal, l’Angleterre et la Colombie, seront sur le devant de la scène pour tenter de commencer à tracer leur destin. Ce seront des équipes choisies, préférées des supporters des pays de football, parce que les gens aimeraient les voir devant, sur les chemins qui mènent aux plus grandes décisions. Les fils de Lusitanie vont devoir composer avec le Congo, adversaire théoriquement mineur, mais attention, car après avoir vu le Cap Vert, l’Egypte et l’Arabie Saoudite, n’importe qui peut faire sauter le lapin du chapeau du magicien. Le simple fait de voir Cristiano Ronaldo jouer et se consacrer à son équipe en vaudra la peine, même si en y réfléchissant, les Portugais chérissent une infinité de valeurs très appréciables qui peuvent être aussi décisives que le maillot numéro 7 exalté…
L’Angleterre sera aussi une équipe qui pourra finir par alterner avec les meilleurs. Toujours candidate, toujours décevante, leur Premier League, considérée comme la plus courageuse d’Europe, ne peut être jetée dans le panier de l’oubli. De là émergeront les acteurs qui aspirent à mettre fin à la malédiction anglaise qui la tourmente depuis soixante ans d’échecs et d’échecs supplémentaires. Harry Kane, aujourd’hui considéré comme l’un des meilleurs attaquants du monde, pourrait mener les Britanniques contre la Croatie à une place importante. Les Anglais débutent cette fois avec une équipe renouvelée, et les paris les voient déjà comme membres, au moins, des demi-finales. Avec eux sur le terrain, tout reste à voir…
Et maintenant, la Colombie. Nous l’avons abordé après le Portugal et l’Angleterre, car c’est ainsi qu’il apparaît dans le programme, rien de plus, car d’un point de vue purement footballistique, cette équipe est prête à de plus grandes choses. Mais ils doivent d’abord résoudre plusieurs problèmes au milieu desquels leur histoire les a placés. Par exemple, se débarrasser de ce passé lumineux, dirigé par Carlos « Pibe » Valderrama, Leonel Álvarez et René Higuita. Lâchez prise, pensez à une nouvelle illusion dans laquelle Luis Díaz, figure du Bayern Munich, mais redevable envers le peuple de son pays, et Luis Suárez, buteur du Sporting portugais, fixeront les lignes directrices de cette résurgence que toute l’Amérique latine attend des Colombiens. Néstor Lorenzo, leur directeur technique, loué par les uns et mal vu par les autres, est sûr de son approche tactique, mais surtout du génie de ses joueurs. Une prestation contre l’Ouzbékistan loin de ce qu’on attend d’eux remettra en question sa continuité à la tête de l’équipe du café. La Colombie donc, au seuil de la gloire ou du profond oubli. Rendez-vous là-bas.