Le président colombien, Gustavo Petro, a prévenu qu’il reprendrait les armes – si nécessaire – pour défendre la souveraineté de son pays après la « menace illégitime » de Donald Trump, président des États-Unis.
Par l’intermédiaire de X, l’ancien guérillero a indiqué : « Bien que je ne sois pas soldat, je connais la guerre et la clandestinité. J’ai juré de ne plus toucher à aucune arme depuis le pacte de paix de 1989 (sic), mais pour le pays je reprendrai les armes dont je ne veux pas. »
Il convient de rappeler que Gustavo Petro a rejoint dans sa jeunesse la guérilla M-19, qui s’est démobilisée en 1990 après avoir signé un accord de paix avec le gouvernement de Virgilio Barco.
La tension monte après l’intervention militaire américaine au Venezuela et les déclarations de Donald Trump, qui a reconnu que « la Colombie est très malade » et « gouvernée par un homme malade qui aime fabriquer de la cocaïne et la vendre » au géant nord-américain.
« Cela me semble bien », a reconnu Donald Trump lorsque la presse lui a demandé si ses paroles signifiaient qu’il pourrait y avoir une opération américaine en Colombie – similaire à celle qui a capturé Nicolás Maduro.
Depuis le retour de Trump au pouvoir, les disputes verbales avec Petro n’ont pas cessé. Ce dernier est convaincu qu’il y aura une réaction populaire à laquelle les États-Unis seront confrontés.
« Chaque soldat en Colombie a désormais un ordre : tout commandant de la force publique qui préfère le drapeau américain au drapeau colombien se retire immédiatement de l’institution sur ordre des bases, des troupes et de moi-même. La constitution ordonne à la force publique de défendre la souveraineté populaire », a souligné Petro.
Avec les informations de l’EFE