Quelle était la fête Itagüí ? Le gouvernement transfère les personnes impliquées et renforce la sécurité

Le gouvernement national, sous instructions directes du président Gustavo Petro, a pris des mesures pour reprendre le contrôle de la prison de La Paz en Itagui. La décision la plus récente a été le transfert immédiat de Paulo Andrés Torres Flórez à l’établissement pénitentiaire de Girón, à Santander.

Transfert du détenu

« À la demande du commissaire à la paix de l’Institut national pénitentiaire et pénitentiaire (INPEC), Paulo Andrés Torres Flórez a été transféré de la prison et pénitencier de La Paz, basée à Itagüí, à l’établissement pénitentiaire de Girón, pour sa prétendue participation aux événements du 8 avril », a expliqué le ministre de la Justice, Jorge Iván Cuervo.

À la suite des événements survenus en avril, le Bureau du Procureur général a pris la direction de l’enquête, impliquant officiellement 13 fonctionnaires, parmi lesquels des responsables et du personnel de garde et de surveillance. Même le directeur en charge de la prison a été démis de ses fonctions le temps que les procédures progressent.

Pour éviter que des situations de désordre ne se reproduisent, le gouvernement a mis en œuvre un nouveau système de surveillance de haute technologie : 36 caméras de pointe ont été installées, dotées de capacités infrarouges et d’intelligence artificielle pour surveiller chaque recoin de la prison en temps réel.

L’INPEC a effectué des perquisitions qui ont permis la saisie d’alcool, de téléphones portables, de clés USB et d’autres objets interdits qui circulaient dans le centre pénitentiaire.

Renforcement des contrôles et suspension des dialogues

L’INPEC a renforcé les contrôles et mis en place un système de surveillance renforcé. En ce sens, une surveillance stricte a été ordonnée sur le processus de paix urbaine mené dans la prison. Il y aura désormais des rapports hebdomadaires, un examen rigoureux des aliments et un suivi permanent de toutes les réunions et visites.

Conséquence directe de ce scandale, le Gouvernement a maintenu sa décision de suspendre les dialogues avec la table socio-juridique. Cette mesure restera en vigueur jusqu’à ce que les autorités compétentes clarifient ce qui s’est passé et garantissent qu’aucun espace de dialogue n’aura lieu en dehors de la légalité et de la discipline pénitentiaire.

Enfin, le ministère de la Justice a expliqué qu’« au fur et à mesure que les enquêtes progressaient et que de nouvelles informations sur les événements étaient recueillies, des décisions disciplinaires, opérationnelles et administratives ont commencé à être adoptées qui ont conduit au transfert du détenu indiqué, une mesure dont le pays est informé aujourd’hui alors que les actions correspondantes se poursuivent ».