Le PDG de Repsol, Josu Jon Imaz, a fait savoir ce vendredi au président des États-Unis, Donald Trump, que l’entreprise était prête à « investir fortement au Venezuela » et multiplier par trois sa production pétrolière dans le pays des Caraïbes, jusqu’à atteindre près de 135 000 barils par jour.
Lors d’une réunion tenue à la Maison Blanche, à laquelle ont participé Trump, des membres de son cabinet et des représentants de près d’une vingtaine d’entreprises du secteur de l’énergie, Imaz a noté que Repsol produit actuellement environ 45 000 barils par jour au Venezuela et? il y a de la place pour augmenter considérablement ce nombre au cours des trois prochaines années.
« Nous sommes prêts à investir davantage au Venezuela »a déclaré le dirigeant, soulignant la volonté de la compagnie pétrolière espagnole d’accroître sa présence dans le pays sud-américain dans un éventuel scénario de changements politiques et institutionnels.
La réunion avait pour objectif d’analyser l’avenir des opportunités d’exploration et d’investissement au Venezuela après la destitution de Nicolas Maduro. Dans ce contexte, Imaz a remercié le président américain d’avoir « ouvert la porte à un Venezuela meilleur » et a réitéré l’engagement de Repsol en faveur de la stabilité énergétique.
Le dirigeant a également souligné l’importance des opérations de l’entreprise aux États-Unis, où – comme il l’a indiqué – Repsol a investi environ 21 milliards de dollars au cours des 15 dernières années dans des projets pétroliers et gaziers dans des États comme le Texas, la Pennsylvanie et l’Alaska, ainsi que dans ce qu’on appelle le « Golfe d’Amérique », terme utilisé par l’actuelle administration américaine pour désigner le Golfe du Mexique.
En ce qui concerne le Venezuela, Imaz a souligné que Repsol opère avec son partenaire italien Eni dans la production de gaz naturel, une activité qui – a-t-il assuré – contribue à garantir environ la moitié de l’approvisionnement électrique du pays. « Nous sommes présents sur le terrain, avec du personnel, des installations et des capacités techniques », a-t-il déclaré.
Des représentants d’entreprises telles que Chevron, Exxon et ConocoPhillips étaient également présents à la réunion. Les médias américains ont également fait état de la présence de dirigeants de Continental, Halliburton, HKN, Valero, Marathon, Shell, Trafigura, Vitol Americas, Eni, Aspect Holdings, Tallgrass, Raisa Energy et Hilcorp.
Repsol est l’entreprise ibérique qui entretient les liens économiques et stratégiques les plus importants avec le Venezuela, où elle opère depuis plus de trois décennies et possède des droits miniers, même si une bonne partie de ceux-ci n’ont pas encore été exploités.
Il convient de rappeler qu’en mai dernier, le gouvernement des États-Unis a révoqué les permis qui permettaient à Repsol d’exporter du pétrole brut et ses dérivés du Venezuela, une mesure qui a également touché l’italien Eni et l’américain Global Oil Terminals, tandis que Chevron maintenait des opérations limitées dans le pays des Caraïbes.
Avec des informations de l’EFE.