Depuis le siège de l’Institut national de météorologie et d’hydrologie (Inameh), le vice-ministre de la Gestion des risques et de la Protection civile, Oti Paituvi, a dirigé jeudi, avec une représentation de 20 entités ministérielles, une réunion technique et un échange géoscientifique sur le phénomène El Niño-Oscillation australe (ENSO).
Au cours de l’activité, Paituvi a souligné que cette réunion avait pour objectif de coordonner les actions préventives avant l’arrivée de cet événement météorologique, prévu pour les derniers mois de l’année sur le territoire national.
En ce sens, il a indiqué que « ces actions que nous avons développées visent à ce que notre population soit informée de ce qui s’en vient et de ce que nous devons faire pour pouvoir affronter le phénomène El Niño, cet événement climatologique, de la meilleure façon possible », a-t-il exprimé.
En outre, il a souligné que ce n’est pas la première fois que le Venezuela traverse cette réalité, rappelant qu’en 2023 ce phénomène était présent. « Ces réunions nous servent et nous motivent pour analyser ce qui arrive, combien de temps cela prendra, selon les prévisions d’El Niño, le timing, mais aussi le plus important sont les actions à suivre dans la partie préventive de préparation et d’atténuation », a-t-il souligné.
Pour sa part, le président d’Inameh, Reidy Zambrano, a souligné que le Venezuela connaît un changement climatique qui a conduit à une urgence climatique.
Dans ce contexte, Zambrano a rappelé que, depuis juin 2023, date à laquelle le précédent phénomène El Niño a été déclaré, des records de températures ont été battus chaque mois.
« Cela nous amène à un déséquilibre énergétique et à quelque chose de fondamental que nous avons observé : un pourcentage très élevé, plus de 90% du rayonnement, est absorbé par les océans », a expliqué le président d’Inameh.
Enfin, l’événement a également bénéficié de la participation active du cabinet ministériel et de la Jeunesse du Parti Socialiste Unifié du Venezuela (Jpsuv), qui s’est concentré sur la sensibilisation de la population à l’urgence climatique actuelle.