Séoul s’inquiète des fuites de documents

Le gouvernement sud-coréen discutera des « questions soulevées » avec les États-Unis à la suite d’une fuite de documents militaires classifiés, a rapporté dimanche Reuters, citant un responsable présidentiel sud-coréen.

Alors que des dizaines de dossiers, en partie détenus par le département américain de la Défense, relatifs à l’armée ukrainienne ont été rendus publics sur les réseaux sociaux cette semaine, le New York Times a fait état d’un nouveau lot couvrant la région Asie-Pacifique, le Moyen-Orient et le terrorisme.

L’un d’eux suggère que les États-Unis ont écouté les discussions internes entre les hauts responsables sud-coréens au sujet des pressions exercées par Washington pour que la nation asiatique aide à fournir des armes à l’Ukraine.

Dans le détail, le document, qui semble non daté, affirme que Séoul a accepté de vendre des obus d’artillerie pour aider les États-Unis à reconstituer ses stocks, insistant sur le fait que « l’utilisateur final » devrait être l’armée américaine. Mais en interne, les autorités s’inquiétaient de la possibilité que les armes soient détournées vers l’Ukraine. Les données ont suscité la controverse à Séoul et demanderont aux États-Unis de rendre des comptes.

L’Ukraine déçue

Les responsables ukrainiens se sont dits profondément déçus par la fuite.

Les États-Unis ont espionné le président ukrainien, Volodimir Zelensky. Une source proche du président n’a pas été surprise par la situation et l’a qualifiée d' »attendue ».