Le Brésil

si même les évangéliques admettent que Mendonça a menti, tout ce qu’il a dit est suspect

São Paulo – Après le feuilleton du samedi d’André Mendonça, l’attention se tourne maintenant vers la position du nouveau ministre de la Cour suprême fédérale (STF) dans les affaires importantes de la Cour. Le fait que le « terriblement évangélique » indiqué par Jair Bolsonaro ait hérité du reportage d’actions et de processus (principalement du ministre Marco Aurélio Mello) qui impliquent des idées chères au Pocketbook est préoccupant.

L’un d’eux s’interroge sur le blocage des comptes des profils pocketnaristes sur les réseaux sociaux. Le pasteur presbytérien et désormais ministre du STF fera également état d’un recours du parti Patriote contre l’emprisonnement après une condamnation en deuxième instance, déjà décidée par le STF en novembre 2019, lorsque le tribunal, 6 à 5, a interdit cette possibilité. Grâce à cette décision, l’ancien président Lula a ensuite été libéré.

« Je comprends que la question est soumise au Congrès national, et il appartient au Congrès national de délibérer sur la question, et le STF ne devrait examiner la question qu’après tout amendement du pouvoir législatif sur la question et si le pouvoir judiciaire est invité à le faire », a déclaré mot pour mot le nouveau ministre lors de l’audition du Sénat.

Mariage homosexuel, travestis et transsexuels

Ce que Mendonça a promis samedi ne correspond pas à son histoire de poche. Par exemple : « Je maintiendrai le droit constitutionnel au mariage civil entre personnes de même sexe. » Cependant, le député Sóstenes Cavalcante (DEM-RJ), du banc évangélique de la Chambre et ardent partisan de la nomination de Mendonça, a déclaré peu après l’approbation qu’en fait, la réponse du nouveau ministre était formée et qu’il ne défendra pas les homosexuels. mariage dans le STF.

« Ce qu’il a dit, c’est qu’il défend les garanties et les droits constitutionnels. La Constitution ne contient aucune garantie de droits civils pour les personnes du même sexe. Ce que la Constitution garantit, c’est pour les hommes et les femmes », a expliqué Cavalcante. Sur la question liée au genre, Mendonça sera bientôt chargée de décider du droit des travestis et des transsexuels à choisir s’ils purgeront une peine dans une prison pour hommes ou pour femmes. Le jugement est de 5 à 5. Selon la décision, de nombreuses vies pourraient être sauvées ou perdues…

Pour l’ancien président de l’OAB de Rio de Janeiro Wadih Damous, l’explication du député Sóstenes Cavalcante équivaut à dire qu’André Mendonça, en fait, a menti au Sénat, en parlant de mariage civil de personnes du même sexe. « Sosthène veut simplement dire qu’il a menti. Le député évangélique, en d’autres termes, prétend qu’il a juste dit cela pour ne pas perdre des voix », interprète Damous.

« Cela montre la dégradation institutionnelle et morale que Bolsonaro impose au pays. Et le Sénat finit par tamponner ce nom pour la Cour suprême. Il est évident que Mendonça est contre le mariage homosexuel. Il a toujours été un chien de Bolsonaro et de Pocketnarismo », ajoute-t-il. « Si même les dirigeants évangéliques reconnaissent qu’il a menti le jour du sabbat, tout ce qu’il a dit est suspect.

« Eliziane n’aurait pas pu être journaliste »

Ancien député fédéral, Damous juge incompréhensible que la sénatrice Eliziane Gama (Cidadania-MA) ait été nommée rapporteur pour l’investiture de Mendonça, par le président de la Commission Constitution et justice, Davi Alcolumbre (DEM-AP). «Ça ne pouvait pas être elle. Elle est évangélique. Et la question évangélique était la question centrale de cette nomination.

Après avoir été approuvé par la plénière du Sénat, Mendonça a défini le sens de son arrivée à la Cour suprême : « Un pas pour un homme, un saut pour les évangéliques », en référence à la célèbre phrase de l’astronaute Neil Armstrong lorsqu’il a marché sur la lune pour la première fois en 1969. Cette phrase, pour Damous, est emblématique. « Espérons que sa performance, dans la pratique, nous démente. Mais la signalisation est la pire possible.

André Mendonça est le deuxième ministre nommé par Bolsonaro. Le premier, Kassio Nunes Marques, semble commencer à se détacher du portefeuille du Second Panel du STF, observe l’ancien président de l’OAB-RJ. Il a par exemple voté la libération des avoirs de l’ancien président Lula, la semaine dernière. Le rapporteur, Edson Fachin, a voté contre la demande de Lula, mais a été battu par Ricardo Lewandowski, qui a ouvert une divergence et était accompagné de Gilmar Mendes et Nunes Marques lui-même, qui, pour cette raison, a été maudit pour son portefeuille sur les réseaux avec des termes tels comme  » égout ».

prérogatives

Pour l’avocat Marco Aurélio de Carvalho, coordinateur du Grupo Prerogativas, malgré la résistance d’André Mendonça, il est impératif de reconnaître que Bolsonaro a usé d’une prérogative constitutionnelle, lors de la nomination du ministre qui lui a semblé le plus commode et opportun. « La prérogative a été utilisée par d’autres présidents. »

Pour lui, il est possible que Mendonça reste un temps alliée à Bolsonaro, « dans une perspective de gratitude ». « Mais la liturgie de l’office finit par lui imposer un fardeau énorme. Je ne pense pas que je défendrai à tout moment les positions que Bolsonaro a défendues, même si elles peuvent même être alignées de manière circonstancielle. »

Concernant le fait, très critiqué, de l’alignement du nouveau ministre sur les thèses et dogmes évangéliques, la discussion devrait se tourner vers l’aspect constitutionnel, selon Carvalho. Si le critère de nomination et de nomination du ministre repose sur des critères discutables, la solution serait de changer la Constitution, dit-il. La suggestion de l’avocat serait d’instituer, par exemple, une triple liste.

Les noms seraient indiqués par l’OAB, le Conseil national de la justice (CNJ) et le Conseil national du ministère public (CNMP). Il appartiendrait au Président de la République de choisir l’un des trois. « Il est dommage que la performance d’un ministre du STF soit contaminée par ses perceptions idéologiques et religieuses. J’espère qu’André Mendonça comprend la responsabilité qu’il a assumée », dit Carvalho.

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