São Paulo – L’ancien secrétaire à la sécurité publique du district fédéral Anderson Torres a subi une autre défaite contre le Tribunal fédéral (STF)qui ce vendredi (28) a rejeté une demande de habeas corpus des avocats de l’ex-ministre de Jair Bolsonaro pour le faire sortir de prison. La défense a allégué un « état de santé délicat ». La décision, du ministre Luís Roberto Barroso, n’est même pas entrée dans le fond et s’est limitée à l’analyse formelle de l’affaire. Il existe déjà une jurisprudence consolidée au STF qui interdit l’octroi de habeas corpus contre un acte individuel ou une décision d’un ministre de la Cour.
« Dans ces conditions, il n’y a pas d’autre alternative que de considérer le procès éteint, sans résolution sur le fond, en raison de l’insuffisance de la voie choisie », a expliqué le ministre. Bolsonarista Torres était responsable de la sécurité du District fédéral le 8 janvier, lorsque le Palácio do Planalto, le Congrès et le STF ont été attaqués par des milliers de putschistes.
Aujourd’hui également, le ministre Alexandre de Moraes a sommé la défense de Torres d’apporter des éclaircissements dans les 48 heures sur les mots de passe invalides qu’il a remis aux autorités pour accéder au « cloud » de son téléphone portable, qu’il affirme avoir perdu aux États-Unis.
La thèse d’Anderson Torres sur les « déficiences cognitives »
La défense de Torres a alors répondu et affirmé que le psychiatre du Département de la santé du District fédéral avait démontré la « gravité de l’état psychologique du requérant ». Pour cette raison, « il est possible que les mots de passe aient été fournis par erreur, compte tenu de leur degré de déficience cognitive », précise le texte des avocats.
Cependant, Moraes a demandé, ce vendredi, que le Secrétariat de l’administration pénitentiaire du District fédéral (Seap-DF) informe, dans les 48 heures, s’il est « convenable » de transférer Torres dans un hôpital pénitentiaire.
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La semaine dernière, le ministre Moraes avait également démenti la révocation de la détention préventive d’Anderson Torres. Dans la décision, il a souligné que des témoignages et des documents évoquaient la participation de l’ancien secrétaire à l’élaboration d’un « complot putschiste » qui visait à permettre une intervention au Tribunal supérieur électoral. Le ministre a également pointé du doigt l’opération de la Federal Highway Police (PRF) pour empêcher les électeurs de Lula d’exercer leur droit de vote le 30 octobre.
pas de visite
Le siège d’Anderson Torres, pour le moment, est total. Dans une autre défaite, le même Alexandre de Moraes a rejeté mardi (25) une demande du capitaine adjoint Augusto (PL-SP). Le bolsonariste a demandé à rendre « une brève visite de courtoisie » à l’ancien secrétaire à la sécurité des DF. Pour le magistrat du STF, la demande du parlementaire était de nature privée et sans rapport avec son activité parlementaire.