Le président des États-Unis, Donald Trump, a assuré que l’espace aérien vénézuélien serait complètement fermé, dans le cadre de sa politique de lutte contre le trafic de drogue.
« À toutes les compagnies aériennes, pilotes, trafiquants de drogue et trafiquants d’êtres humains : nous vous demandons de considérer que l’espace aérien du Venezuela et de ses environs restera complètement fermé. » a écrit le président sur ses réseaux sociaux.
À la fin de cette note, il n’y a pas plus de détails sur les implications de ce plan. Dans le même ordre d’idées, l’internationaliste Miguel Ángel Rodriguez Mackay explique à Gestión que l’objectif d’une interdiction de vol est dû au fait qu’on va mener des activités de nature guerrière ou à un mécanisme de sécurité avec des exercices militaires.
« Personne ne croit que (la fermeture de l’espace aérien du Venezuela) revient aux États-Unis à procéder à des exercices aériens. Les États-Unis, comme les rares pays au pouvoir, façonnent le droit international en fonction de leurs objectifs », commente-t-il dans ce journal.
Pour Donald Trump, Nicolás Maduro est le chef du Cartel des Soleils, une organisation narcoterroriste qu’il veut éliminer et pour laquelle on préparerait une intervention militaire – note Rodríguez Mackay – qui se produirait dans les plus brefs délais.
La première étape, après l’annonce de Trump, est que Washington garantisse que l’interdiction de vol ne produira pas d’échecs ni ne laissera de victimes dans le deuil.
Les propos de Donald Trump surviennent à un moment tendu dans le trafic aérien vénézuélien, alors que des compagnies comme Iberia, Air Europa, Latam, Avianca, TAP et Turkish Airlines ont suspendu leurs opérations après l’alerte émise par l’armée de l’air américaine.

Selon Washington, il existe un risque de faire exploser ce pays de plaine « en raison de la détérioration de la situation sécuritaire et de l’intensification de l’activité militaire ».
Pour le régime de Nicolas Maduro, les actions des États-Unis constituent du « terrorisme d’État » car ils suspendent leurs opérations aériennes commerciales avec le Venezuela.
Il convient de préciser que la semaine dernière, Trump et Nicolás Maduro auraient eu un appel téléphonique – selon le New York Times – pour évaluer une éventuelle rencontre. Malgré ce prétendu échange, Washington n’a cessé d’annoncer ses mesures pour lutter contre le trafic de drogue.
Le chavisme a publié une déclaration dans laquelle il condamne les propos de Donald Trump et dénonce les actes hostiles, unilatéraux et arbitraires.
«Un nouveau agression extravaganteillégal et injustifié contre le peuple du Venezuela », lit-on dans le document publié par le ministre des Affaires étrangères Yvan Gil.
Le régime de Maduro a également averti que les autorités américaines de l’immigration avaient suspendu unilatéralement les vols d’expulsion vers Caracas.
Avec des informations d’El País.