Le président américain Donald Trump a confirmé dimanche s’être entretenu avec le président vénézuélien Nicolás Maduro, mais a refusé de donner des détails sur la conversation survenue dans un contexte d’escalade des tensions dans les Caraïbes.
« La réponse est oui », a répondu Trump lorsqu’on lui a demandé s’il avait parlé à Maduro lorsqu’il s’est entretenu avec des journalistes à bord d’Air Force One de retour dans la capitale américaine.
Le président a évité de s’étendre sur les détails : « Je ne veux pas faire de commentaire là-dessus ».
La conversation entre les deux dirigeants aurait eu lieu la semaine dernière pour convenir d’une éventuelle rencontre entre les deux aux Etats-Unis, selon le New York Times rapporté vendredi à partir de sources anonymes proches du dossier.
L’appel, auquel participait le secrétaire d’État américain Marco Rubio, n’a pas abouti à des plans concrets pour la réunion, ajoute le journal new-yorkais, qui n’a pas non plus partagé plus de détails sur les discussions entre les deux dirigeants.
Il semblerait que Washington, par le biais d’une communication téléphonique de haut niveau, ait offert à Nicolás Maduro, à son épouse Cilia Flores et à leur fils un passage sûr hors du Venezuela en échange de leur démission immédiate et de leur abandon du pouvoir, ont révélé des sources au journal Miami Herald.
Selon Héraut, dans cette communication USA a exigé le départ immédiat de Mûr et ses principaux alliés pour permettre le retour de la démocratie, tandis que Caracas proposait de céder le contrôle politique à l’opposition tout en conservant le commandement des forces armées, un schéma similaire à celui appliqué au Nicaragua en 1991.
« D’abord, Mûr « Il a demandé une amnistie globale pour tout crime que lui et son groupe avaient commis, et cela a été rejeté », a expliqué une source au Héraut de Miami.
La deuxième divergence était précisément l’intention de préserver le contrôle militaire, un modèle que Washington a comparé au « modèle cubain » qui permettait aux Ortegas de rester au pouvoir réel.
Le troisième point était le délai : la Maison Blanche a exigé une démission immédiate et Mûr il a refusé.
« Au fait, nous avons donné à Maduro la possibilité de partir », a déclaré dimanche à CNN le républicain Markwayne Mullin, membre de la commission des forces armées du Sénat américain. « Nous lui avons dit qu’il pouvait aller en Russie ou dans un autre pays. »
Lorsqu’on lui a demandé si Trump envisageait d’attaquer le Venezuela, le sénateur de l’Oklahoma a répondu : « Non, il a dit très clairement que nous n’allons pas envoyer de troupes au Venezuela. Ce que nous essayons de faire, c’est de protéger nos propres côtes », a rapporté l’AFP.
Les tensions entre les États-Unis et le Venezuela se sont intensifiées ces derniers jours et ce samedi, Trump a averti les pilotes et les compagnies aériennes de considérer l’espace aérien vénézuélien et ses environs comme « fermés ».
Lorsqu’on lui a demandé si l’alerte signifiait une attaque imminente sur le sol vénézuélien, le président a refusé de parler de son message partagé sur son réseau Truth Social.
En revanche, Trump a passé plusieurs minutes à défendre le secrétaire à la Défense Pete Hegseth, qui est dans l’œil du cyclone pour avoir prétendument ordonné de « tuer tous » les occupants d’un prétendu bateau de drogue, selon un rapport du Washington Post.
Selon le journal, qui cite deux sources ayant une connaissance directe de l’opération, après que le premier missile a touché le navire, les commandants ont réalisé que deux membres d’équipage s’accrochaient aux restes du navire.
Le commandant en charge de l’opération ordonna alors une seconde attaque pour se conformer aux instructions de Hegseth, qui avait ordonné de « tuer toutes les personnes » présentes à bord du navire.
« (Hegseth) a dit qu’il n’avait pas ordonné cela et je le crois », a déclaré Trump.
Hegseth a qualifié les informations du journal de « fausses nouvelles », une expression récurrente à la Maison Blanche pour désigner des informations négatives.
Mais cette fois, il devra expliquer à une commission du Sénat américain l’attaque présumée qualifiée de « crime de guerre » par les législateurs démocrates.
Préparé avec les informations de l’EFE